Wednesday, April 20, 2022

Voter, c'est gagner


Lundi 25 avril, la France se réveillera avec Macron pour 5 ans de plus ou avec Marine Le Pen comme nouvelle présidente. Dans les 2 cas, ce sera le résultat d'un vote démocratique, comme c'est le cas depuis la première élection au suffrage universel en 1966. Les électeurs élisent toujours le dirigeant qu'ils désirent. Ainsi, si Macron gagne, cela voudra dire qu'une majorité de Français trouve qu'il fait un bon niveau sur le régalien et l'économie. On pourra donc se réjouir qu'une majorité de Français soit satisfaite de son bilan. 

Le seul bémol qu'on pourrait apporter est sur la dette qui a explosée (113% du PIB contre 99% en début de mandat), mais dont le coût a baissé grâce aux emprunts de la BCE et de sa politique de taux à 0%. Mais cette dette n'est pas entièrement indolore, puisqu'elle est la cause principale de l'inflation que connait l'Europe actuellement. Et si cette inflation semble mieux maitrisée en France, c'est car l'Etat a tout fait pour retarder les ajustements des prix reglementés (gaz et électricité, par exemple).

Donc, si Macron est réélu, nous pourrons nous réjouir qu'une majorité d'électeurs trouve que la France est bien dirigée et accepte les conséquences de sa politique. Mais, si MLP devait être élue, nous pourrons aussi nous réjouir qu'une majorité de Français n'était pas satisfaite de la politique de Macron et qu'elle a donc choisi de confier le pays à quelqu'un d'autre pour mener une politique différente. Certes, l'alternance n'est pas toujours un progrès (on pense à François Holande, par exemple), mais c'est le fruit du vote et l'on peut y remédier tous les 5 ans. Et si on trouve que le choix offert n'est pas suffisant ou bien que certains arguments ne sont pas assez présents dans le débat public, nous sommes libres de nous présenter ou d'écrire sur les sujets qui nous tient à coeur pour convaincre nos lecteurs. 

Et il reste aussi l'expatriation pour refuser de vivre dans un système étatiste qu'aucun candidat ne remet en cause...

Wednesday, March 9, 2022

Un coupable et des responsables


Prenons un exemple où ni l'agressé ni l'agresseur ne sont sympatiques. Imaginons une situation hypothétique dans laquelle un con porte un T-shirt "Je hais les nègres et les bougnoules". Imaginons qu'il aille faire un tour, seul et sans armes, dans une banlieue du 93, de Lyon ou de Marseille. Selon toute probabilité, il va se faire tabasser par une 'bande jeunes'. Ces jeunes seront les coupables de cette agression, mais le con sera également tenu pour responsable de les avoir provoqués. On pourrait aller plus loin dans l'examen des responsabilités. En effet, l'agression aurait eu lieu dans un endroit où l'Etat est défaillant et ne sait plus faire respecter l'ordre et la sécurité. L'Etat impuissant a donc également une part de responsabilité. On peut aussi argumenter que les politiques immigrationistes y sont pour quelque chose dans cette agression. Directement, car sans immigration, cette bande de jeunes ne se serait pas trouvée dans cette banlieue. Et indirectement, car sans cette immigration massive, dont une partie est violente, trafique de la drogue, parfois fait le jihad en Syrie ou au Bataclan, ce con ne serait peut-êre pas devenu raciste. Quant aux coupables, on peut aussi leur chercher des responsabilités externes: des parents et des éducateurs défaillants, un marché du travail socialiste qui rend les petits trafics plus juteux qu'un boulot légal... Bref, cette situation n'est pas aussi simple qu'elle en a l'air.

Dans un exemple similaire, imaginons un jeune gars musclé qui aille rendre visite à sa grand-mère dans un hospice et qu'il porte un T-shirt "Mort aux boomers". Aucun vieillard ne va l'agresser physiquement. La plupart l'ignoreront tout simplement. Quelques uns trouveront peut-être même la situation comique! Les vieillards sont réalistes et conscients du rapport de force.

Dans le débat sur cette guerre de la Russie contre l'Ukraine, John Mearsheimer a pris cette image: si vous essayez de taper l'oeil d'un ours avec une branche, sa réaction risque de ne pas être pacifique! L'ours est coupable de vous sauter dessus, mais vous l'avez cherché!

Une chose qui semble avoir joué dans ce conflit, c'est que l'Ukraine pensait qu'elle était assez forte ou protégée pour pouvoir provoquer la Russie sans subir de conséquences. Elle apprend maintenant à ses dépens que les USA ont bien voulu se battre jusqu'au dernier Ukrainien, mais qu'ils n'étaient pas prêts à accorder la protection de l'OTAN à l'Ukraine. En effet, les USA avaient, eux, compris que cela aurait été inacceptable pour la Russie. Mais cela ne les a pas empêché d'essayer de faire passer l'Ukraine dans le camp occidental au nez et à la barbe de Moscou... tant que ce n'était pas eux qui en payaient le prix. La preuve de ces intrigues est ici (le mot à 3:06 est savoureux):


Et ce prix de la discorde, c'est surtout la Russie et l'Europe qui vont le payer à cause des lourdes sanctions qui furent imposées. Mais s'il est possible de faire émerger une agriculture autosuffisante et une industrie nationale en Russie, l'Europe aura du mal à mettre fin rapidement à sa dépendance de l'énergie russe.

Dans ce match, on pourrait dire que les USA sortent renforcés par l'affaiblissement durable de l'Europe et, temporaire, de la Russie. En plus, ils vont maintenant pouvoir vendre un peu de leur gaz de schiste en Europe. Mais c'est oublier que la puissance montante concurrente des USA ne sont ni l'Europe, ni la Russie, mais la Chine. Or, cette dernière en sort renforcée, car la Russie n'aura pas d'autre choix que de se tourner vers elle pour vendre ses matières premières et son énergie. La Chine en manquait justement! Et avec l'Iran et la Chine, elle peut maintenant s'assurer d'une saine concurrence entre ces 2 pays afin d'obtenir des prix avantageux.

Or, plus rapidement la Chine dépassera la puissance américaine, plus cela fera courir un risque de guerre au monde entier. Alors, même si Poutine est coupable d'avoir envahi l'Ukraine, les provocations des USA, de l'Europe couplés avec la faiblesse de notre défense de l'Ukraine et de la dépendance d'une grande partie de l'Europe au gaz russe, font qu'il vaudrait mieux pour tous de rapidement trouver une solution à la crise, car le seul pays ni coupable, ni responsable de ce conflit, la Chine, en sort le grand gagnant. 

Thursday, March 3, 2022

Pour de la prudence en Ukraine et une solution européenne


Etre libéral et conservateur (et non néo-conservateur!) c'est aspirer à la liberté et une vie prudente qui ne remet pas tout en question. Au niveau d'un pays, le meilleur moyen de vivre en paix, c'est de respecter les frontières des autres pays et de ne pas essayer de renverser des gouvernement étrangers, même s'ils ne sont pas gentils, car cela peut mettre aboutir à des conséquences inattendues et contraires à celles qu'on avait. L'intervention en Libye est un bon exemple. Le vieux Kaddhafi avait abandonné ses ambitions atomiques et n'était plus une menace pour ses voisins comme Saddam Hussein avait pu l'être. Et pourtant, l'Occident alla le bombarder, le renverser. Depuis, la Lybie est en guerre civile et est devenue le point de départ de nombreux migrants vers l'Europe. 

On a voulu aussi renverser Bachar El Assad, un autre méchant dictateur en Syrie. Les conséquences auraient pu être tout aussi désasteuses, car sa chute aurait certainement bénéficié à l'Etat Islamique (EI) qui avait implanté son Califat entre l'Irak et la Syrie. Heureusement pour Bachar et pour nous, la Russie de Poutine a prêté main forte à la Syrie et a sauvé le régime. Poutine soutint ce dictateur parce que cela servait ses intérêts. On a là un paradoxe qui devrait inciter à l'humilité et la prudence: en politique étrangère, nos bonnes intentions n'ont pas forcément de meilleurs résultats que des actions intéressées. 

Je ne me rappelle pas que l'Occident ait remercié Poutine d'avoir eu raison de maintenir Bachar au pouvoir. Poutine avait raison de critiquer l'Occident de vouloir renverser des régimes dans des pays étrangers. Le problème dans cette crise avec l'Ukraine est que Poutine ne considère pas ce pays comme étranger à la Russie et donc, il ne considère pas ses frontières inviolables. Sinon, en tirant les leçons des fiascos des interventions en Irak, en Syrie, en Lybie, en Afghanistan, il n'aurait pas du envahir l'Ukraine!

Là où il y a une majorité russophone, sa logique de vouloir rattacher ces régions à la Russie est plus ou moins compréhensible et défendable, surtout que ces régions sont en proie à une guerre civile qui a fait plus de 10000 morts depuis 8 ans et bien plus de réfugiés. Mais l'invasion de la partie non russophone de l'Ukraine a pour but le changement de régime, et cette action est trop brutale pour être prudente. Elle pose un risque à toute la stabilité de l'Europe et les réactions de cette première semaine de guerre montrent à quel point des réactions imprévues ont été mises en branle. L'Allemagne est sur le point de mettre fin à son tournant énergétique et de se réarmer. La Finlande et la Suisse mettent fin à leur neutralité. L'espace aérien européen est interdit aux Russes (et vice versa), ce qui va bénéficier aux compagnies asiatiques... Au lieu de se sentir plus en sécurité avec une Ukraine neutralisée, la Russie risque de se sentir encore plus isolée et menacée. Ainsi, même s'il atteignait ses objectifs militaires avec relativement peu de pertes humaines, cela risque bien d'être une victoire à la Pyrrhus pour Poutine. Mais pour les Etats-Unis et l'Occident en général, ce n'est pas non plus une bonne nouvelle, car cela poussera Poutine à s'allier encore plus étroitement avec la Chine, la puissance capable de rivaliser avec les USA.

Il y a du positif dans le fait que Poutine ait réussi à réveiller l'Europe de son long sommeil pendant lequel elle avait abdiqué sa défense aux USA. Mais il y a beaucoup de points négatifs. Les sanctions vont surtout pénaliser les entreprises et les consommateurs européens. La réduction des importations d'énergie de Russie profitera surtout aux USA et aux pays du Golfe. Et le pire, c'est qu'une paix durable s'éloigne en Europe et dans le monde.

Comment améliorer la situation? 

Faire de la Russie de Poutine un ennemi de l'Europe et de l'Occident me semble simpliste et contre-productif. Pour Mearsheimer, Védrine ou Villepin, l'Occident est grandement responsable de cette situation, car la Russie s'est sentie flouée par l'extension de l'OTAN à la suite de la chute du mur et de la dissolution du Pacte de Varsovie. Dans l'enthousiasme de la liberté retrouvée, la Russie défaite a vu son empire s'écrouler. En 1914, la France avait envie de revanche sur 1871 et sa perte de l'Alsace. En 1939, l'Allemagne voulait sa revanche sur le traité de Versaille. En 2022, Poutine nous parle aussi de revanche... Aussi, de part notre histoire, la France et l'Allemagne ont un devoir d'aider la Russie à surmonter son envie de revanche en comprenant l'état d'esprit de Poutine. 

C'est dans notre intérêt, car la Russie possède l'arme atomique, la meilleure armée d'Europe et une nouvelle guerre mondiale démarrée en Europe serait la fin du monde. C'est aussi l'intérêt de l'Europe, car nous avons besoin de son énergie et de ses matières premières pour alimenter nos économies. 

Je propose une politique d'apaisement réaliste et ferme. Il s'agit de reconnaitre que l'Ukraine n'est pas un membre de l'OTAN ni de l'UE et que des liens spéciaux le lient à la Russie. Selon l'indice de liberté économique du Heritage Foundation, l'Ukraine est un pays des pays les plus corrompus d'Europe (44ème sur 45). Son score est même inférieur à la Russie! Sa population est tellement dégoûtée du système qu'elle a élu un comédien! Une partie des Ukrainiens pensait peut-être que l'UE pourrait aider à faire baisser la corruption et redynamiser l'économie comme dans d'autres pays du bloc soviétique (la Pologne, la Hongrie, la Roumanie...) Ce dont ce l'Ukraine a surtout besoin, ce n'est pas tant d'être dans un camp ou un autre, mais de se développer. Ainsi, en contre-partie d'une neutralisation de l'Ukraine, l'UE devrait s'engager à l'aider à se développer économiquement par plus de libéralisme économique.

La fermeté doit se traduire par une augmentation des dépenses militaires dans toute l'Europe afin de rétablir un équilibre des forces face à la Russie. Pas plus, pas moins. Mais il faudra aussi aide la Russie à sortir de sa dépendance à la manne financière de l'énergie. En effet, actuellement, la Russie gagne financièrement à augmenter les tensions sur les marchés de l'énergie. Et elle perd quand la paix revient et que les prix baissent. Il faut donc lui garantir ses revenus afin qu'elle ne souffre pas de la baisse du prix de l'énergie quand la paix reviendra. 

La conclusion logique, si l'on croit que l'UE a permis de réconcilier la France et l'Allemagne en sublimant leur désir de puissance dans une entité commune, c'est de proposer à la Russie (et à l'Ukraine et à la Biélorussie) de rejoindre notre Union Européenne des nations. Bien sûr, cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Il faudra une désescalade de cette crise, un retrait russe, une neutralité de l'Ukraine, puis des réformes dans ces pays en vue de l'adhésion d'ici une dizaine d'années. Si l'on était prêt à l'envisager pour la Turquie, cela doit aussi être envisageable pour la Russie. Avec 140 millions d'habitants, la Russie n'aura pas de majorité démocratique au parlement et les autres pays européens n'auront donc pas à craindre sa domination.

Thursday, February 10, 2022

L'immigration est-elle une bonne chose? Mauvaise question


Faites une recherche sur Google sur 'L'immigration est-elle positive ou négative?' et vous trouverez un grand nombre d'études allant dans un sens ou dans l'autre. Or, je trouve la question mal posée. A un niveau philosophique, c'est comme se demander si l'homme est bon ou mauvais. Soit on est avec Hobbes et on considère que l'homme est un loup pour l'homme, ou bien on est avec Jean-Jacques Rouseau et l'on considère que l'homme nait bon, mais que c'est la société qui le pervertit. A un tel niveau de généralisation, les conclusions sont forcément biaisées par l'idéologie et les a priori. 

En fait, le simple fait de vouloir parler de l'Immigration en général sous-entend que l'immigration est un phénomène qui s'impose à notre pays et qu'on n'a pas de prise sur quels gens viennent. C'est pourquoi on veut savoir si, globalement, le positif est supérieur au négatif. Et pour les apports négatifs, la gauche argumentera que ce n'est pas vraiment leur faute ma celle de la pauvreté, du manque de moyens pour leur accueil, du racisme des Français...Ce genre de discussion est perdue d'avance, car elle permet à la gauche d'apparaitre généreuse et la droite mesquine, intolérante.

Or, la question de l'apport positif ou négatif ne se pose pratiquement pas si l'on part du principe de l'immigration choisie et donc du contrôle souverain des frontières. A partir du moment où le pays ne laisse venir que des étrangers dont il a besoin pour son économie, ses écoles, ses hôpitaux... ces immigrés-là seront certainement le bienvenu et positifs pour le pays. Et si certains parmi eux venaient à commettre des crimes, ceux-là devraient être expulsés, car ils ont été nuisibles. Dans ces conditions d'une immigration choisie, temporaire (3 ans comme à Taiwan) ou assez réduite pour être assimilée, elle sera positive.

Dans l'économie d'aujourd'hui, c'est la connaissance qui est la plus demandée, et non plus la force brute ouvrière. C'est pourquoi, les personnes hautement diplômées sont le bienvenu quasiment partout dans le monde. Mais les gens non qualifiés ne sont plus demandés, surtout dans les pays comme la France où le chômage est encore assez élevé. 

Wednesday, February 9, 2022

La critique de Pétain est trop consensuelle pour être honnête

La campagne présidentielle est l'occasion de taper sur Zemmour car il défend le Maréchal Pétain et Vichy, ou plutôt, car il ne les condamne pas haut et fort comme le consensus le voudrait. Or, je trouve que cette condamnation unanime de Pétain et Vichy a quelque chose de trop facile. Même sans entrer dans la querelle historique de savoir si la politique de Vichy était tout noir ou bien s'il y avait aussi du blanc ou du gris, je trouve que Vichy (et Pétain) sont devenus les bouc-émissaires pour ne pas parler d'un problème bien plus grand. En effet, Vichy et Pétain ne sont pas les causes premières des malheurs des Français et des juifs en France de 1940 à 1944. Ils ne sont que la conséquence de la défaite de mai 1940 et de l'invasion nazie de la France. 

Je n'ai rien contre la détestation du régime de Vichy, mais je trouve qu'il serait plus logique d'en vouloir beaucoup plus aux gouvernements français de 1933 à 1939 qui n'ont pas su préparer la France pour affronter l'Allemagne. Cette élite-là a su trouver en Pétain et Vichy d'abord un sauveur, puisque l'assemblée nationale lui vota les pleins pouvoirs, puis elle lui a fait porter toute la honte de l'Occupation pour mieux oublier la honte de la défaite et de l'invasion.  

Tiens! Peut-être nos élites actuelles ont aussi quelque chose à se reprocher en termes d'invasion et de souffrances juives, mais dans le présent!? Mieux vaut critiquer un méchant, passé et consensuel, que de parler des vrais problèmes qui fâchent: la montée de l'islam traditionnel en France.

Sunday, January 23, 2022

A propos de 'L'autre Tiers-mondisme' de Philippe Baillet

J'ai acheté ce livre dans la boutique de Daniel Conversano. Je l'avais fait pour soutenir ce jeune créateur de contenu de droite identitaire pour la qualité de son travail. Même si je ne suis pas sur sa ligne racialiste, ses autres positions et réflexions sont souvent originales et très justes (encourager l'expatriation des jeunes, la non-violence, la culture, la famille, le travail, l'Europe...) 

Le contenu de ce livre m'a un peu dérouté, car l'auteur examine de très près les relations entre la droite, surtout extrême, et l'islam. Pour un résumé, je vous montre la quatrième de couverture:


Commençons par les points forts du livre. L'auteur a fait un travail de recherche et d'annotations exemplaire. C'est quasiment d'un niveau universitaire, sans être barbant. L'écriture est précise, rigoureuse et richement étayée par des notes, des citations... De plus, ce livre est l'occasion pour l'auteur de faire un mea culpa pour avoir trop longtemps été du côté de ceux qui, à droite, soutiennent l'islam. Il a cherché à comprendre l'attrait de cette religion étrangère à l'Europe pour certains à droite, et surtout, un peu paradoxalement, à l'extrême droite. Ce livre est d'une grande honnêteté intellectuelle. Il n'hésite pas non plus à critiquer des alliés politiques, comme Guillaume Faye, quand leurs arguments contre l'islam sont faux ou lacunaires. 

Le plus important, c'est que je partage son point de vue que l'islam n'est pas seulement incompatible avec l'Europe, mais que sa présence grandissante représente une menace existentielle. Ainsi, même si je ne partage pas toutes les opinions politiques de l'auteur, je suis d'accord sur ce point fondamental et il est intéressant de lire sa critique des gens de droite complaisant avec l'islam. Pour mieux les critiquer, il analyse précisement pourquoi chacun de ces penseurs d'extrême droite est attiré par cette religion. Très souvent, c'est par antisémitisme (les ennemis de mes ennemis sont mes amis). Ou ils le sont par anti-américanisme et par haine du monde individualiste et moderne. Ils trouvent que l'islam a su gardé un système de valeurs traditionnelles, patriarcales que le christianisme n'a pas su préserver. Dans cette galerie de portrait d'hommes égarés dans l'islam, celui de René Guenon (1886-1951) a une place primordiale, car ce Français qui ira jusqu'à se convertir et à vivre au Caire va influencer un très grand nombre de penseurs francophones dont il est question dans ce livre.

Dans les 450 pages de son ouvrage, Philippe Baillet détruit méthodiquement les positions de ces islamophiles sans trop dévoiler de ses propres convictions. C'est en approchant de la conclusion qu'il les esquisse et devient lui-même criticable. Voici 3 points de désaccord que j'ai avec lui:

1. Au chapitre XII, il critique la société individualiste et il regrette l'absence de cohésion nationale d'autrefois, fondée sur des préjugés (comme celui de l'existence de races). 
Cet individualisme est le résultat du mouvement libéral des Lumières qui donna 1789. On peut aussi le faire remonter au schisme du protestantisme, puisque la réforme mit fin à la cohésion du peuple uni par une même foi. Cette cohésion reposait surtout sur le fait que le peuple n'était pas trop instruit et que seule l'élite disposait d'un accès au texte sacré et à la connaissance (les universités étaient des émanations de l'église). D'un autre côté, le pouvoir central de Paris a longtemps été faible durant le Moyen-Age et donc la cohésion était plus régionale que nationale! 

Mais l'argument que je voudrais lui opposer, c'est que si cet auteur est capable de publier un tel livre dans lequel il avoue qu'actuellement sa position est très minoritaire parmi les Français, c'est grâce à cette société individualiste! Dans un système où il y aurait une forte cohésion autour des mantras égalitaristes ou mondialistes, sa parole dissonnante ne pourrait pas s'exprimer et ne serait pas tolérée. C'est par la raison qu'il faut désormais défendre ses opinions pour convaincre des individus, et la lecture de ce livre montre que l'auteur semble bien se prêter à ce jeu.

2. A la page 367-368, l'auteur considère que "toute la postérité d'Abraham (judaisme, christianisme et islam) participe, en dépit de différences évidentes et très importantes, d'une essence commune, le sémitisme, fondamentalement étrangère à la mentalité indo-européenne profonde."

Bref, pour M. Baillet, l'Europe a bien fait de ne pas déclarer qu'elle est de racine judéo-chrétienne! Ainsi, il ne cherche pas à restaurer les années 1950/60, l'empire de Napoléon ou le règne de Louis XIV. C'est l'empire gréco-romain paien auquel M. Baillet aspire! Je crois que cette position est effectivement très minoritaire, même à droite! 

J'ai beaucoup d'affection pour la langue latine que j'ai étudiée au collège et au lycée, mais la lecture récente des Métamorphoses d'Ovide m'a rappelé que sans christianisme, ce cruel univers paien manque d'amour et d'espoir. Si tant d'Européens romanisés s'y convertir, c'est bien parce que cela leur apportait quelque chose.

3. Aux pages 409-410, sur le métissage et l'esthétique, il parle du désir d'avoir une descendance à la ressemblance de son ascendance et que "le plaisir esthétique est nécessairement ethnocentrique". 

Je tiens à dire que je ne veux pas faire une apologie du métissage, mais c'est un domaine dans lequel j'ai un peu d'expérience, puisque ma femme est chinoise. Je n'en fais pas la promotion, car après plus de 20 ans de mariage, je sais que les différences culturelles sont des obstacles toujours présents et que ce n'est donc pas une voie simple du tout! Néanmoins, le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas, et je veux rassurer Baillet sur mes enfants: ils me ressemblent énormément! Je crois que cela doit être génétique et fruit de l'évolution: les enfants prennent plutôt les traits du père afin d'augmenter la probabilité que le père s'occupe bien d'eux. Le lien avec la mère êtant bien plus charnel, il est moins important qu'ils ressemblent à la mère. Ainsi, ma fille ressemble beaucoup à ma soeur, alors que les filles de ma soeur (nées d'un père européen) ressemblent aux femmes de la famille de leur père. 

Sinon, concernant l'esthétique, j'aimerais rappeler à M. Baillet que dans les concours de beauté de Miss Univers, ce sont souvent les filles d'Amérique Latine qui gagnent et qu'elles attribuent leur beauté au mélange de sang dans leurs veines. Mais ne discutons pas trop les goûts et les couleurs! Le problème de la France n'est pas celui d'un métissage entre Français de souche et des personnes extra-européenne. Son problème est sa démographie en berne et l'arrivée massive de jeunes hommes d'Afrique qui n'ont pas l'intention de s'assimiler à notre culture. 


Sunday, January 9, 2022

Macron, l'imbécile de la finance


Pour lutter contre les émissions de CO2, il ferme Fessenheim en 2020 et rouvre des centrales à charbon en 2022!

Les prix de l'énergie s'envolent et l'inflation fait son retour en France et en Europe. L'inflation est toujours causée par un excès de liquidités de la banque centrale. En donnant un chèque énergie aux Français les moins riches, Macron crée encore plus de liquidités qu'il finance par plus de dette. Il combat le feu qu'est l'inflation en jetant de l'essence sur le brasier! 

Avec l'AME, il dépense 1 milliard par an pour soigner gratuitement des étrangers, dont des clandestins, en France, mais il a envie d'emmerder les contribuables et citoyens qui ne font pas tous leurs rappels vaccinaux pour un virus qui cible surtout les vieux et les personnes à comorbidités.

Les taux 0 de la BCE sont anormaux et tout l'argent que l'Etat économise est de l'argent perdu pour ses créanciers, les épargnants. A travers l'assurance vie, on compte beaucoup de retraités prudents qui se méfient de la bourse et préféraient prêter à l'Etat. Ceux-là sont presque spoliés, vu que le rendement de leurs obligations est quasi nul et que l'inflation réduit la valeur de l'argent qu'ils ont investi. Ainsi, même le coeur de l'électorat de Macron est apauvri par l'endettement effréné (+ 650 milliards d'Euros durant le quinquennat).

On pourrait rajouter le déficit commercial record de la France en 2021, le niveau record des prélèvements obligatoires et tant d'autres exemples! Bref, il est tant de rétablir la vérité. Malgré son passage dans une banque privée, Macron n'a rien d'un Mozart, mais tout d'un imbécile de la finance!