Tuesday, August 31, 2021

Zemmour et le passe sanitaire


Zemmour a déçu les plus fervents opposants au passe sanitaire en ne s'y opposant pas frontalement. Il a encore plus déçu les anti-vax en disant qu'il s'est fait vacciné une fois, ce qui est suffisant, vu qu'il a été malade du Covid auparavant! Est-ce grave, docteur? Est-ce que cela veut dire que Zemmour est pour le passe sanitaire et qu'il ne faut pas voter pour lui en 2022? Je ne le crois pas et je vais essayer de donner plusieurs raisons qui peuvent très bien expliquer sa position.

1. Zemmour remet la problématique du passe sanitaire dans le débat sur la tension qui existe dans toute société entre la liberté individuelle et la contrainte émanant du pouvoir politique. Par réflexe d'homme de droite et d'ordre, il rappelle qu'il est plutôt du côté de la contrainte, mais il ne dit pas qu'il est pour le passe sanitaire. Venant de lui, c'est déjà une immense concession aux libertés individuelles et aux pourfendeurs du passe sanitaire. 

2. Zemmour n'a pas condamné les opposants à ce passe. Il les a plutôt défendu en disant que leurs arguments sont raisonnables, vu que la vaccination protège contre les formes graves de la maladie, mais n'empêche nullement la transmission. Quand on compare cela aux critiques qu'ils reçoivent des supporters du passe, c'est beaucoup.

3. Zemmour a même critiqué le fait que le passe sanitaire ressemble au crédit social, cette mesure liberticide en vigueur en Chine Populaire. Or, Zemmour n'est pas du tout un admirateur de la Chine. Pour lui, comme pour Trump, la Chine est la puissance montante du XXIè siècle et il faut s'en protéger et s'en méfier. Zemmour est donc à deux doigts de se positionner contre le passe sanitaire et je pense qu'il l'abrogerait s'il était au pouvoir. Pourquoi ne pas le dire plus clairement?

4. Politiquement, Zemmour reconnait la victoire de Macron sur la vaccination et le passe sanitaire. Près de 50 million de Français et donc près de 72% de Français ont déjà reçu une dose du vaccin. C'est l'écrasante majorité des personnes âgées et de plus de 40 ans. Ce n'est que chez les plus jeunes qu'on trouvera des majorités contre le passe et le vaccin. Si Zemmour ne combat pas le passe sanitaire de front, c'est parce qu'il reconnait qu'il est populaire.

En conclusion, Zemmour ne veut pas réduire son potentiel de voix parmi les électeurs les plus assidus. Il ne veut pas cliver sur un sujet où il a peu d'électeurs à gagner, alors qu'il cherche à rassembler les Français autour de la question de l'immigration. En ce sens, il fait preuve de grande maturité politique et garde son cap sur le sujet principal de notre temps. En effet, selon le chercheur Philippe Lemoine, le Covid est là pour de bon, et il ne faut pas s'en inquiéter. D'ici quelques années, on aura appris à vivre avec ce virus, mais on ne s'habituera jamais à l'islamisation de la France. La politique contre le Covid n'est pas destinée à durer. Celle de l'immigration, oui.

Thursday, August 26, 2021

EELV - Europe Escrologie Les Khmers Verts

 

Les déclarations stupides des représentants d'EELV se succèdent à un rythme effrénés. L'un des derniers exemple est celui de Sandrine Rousseau pour qui il vaut mieux avoir les Afghans potentiellement terroristes en France qu'en Afghanistan, car on peut mieux les surveiller ici. Un grand nombre d'Internautes, de commentateurs divers et de politiques se font une joie de démonter ce genre d'idées et de les ridiculiser.

J'approuve naturellement ce genre de critique qui participe à la vie des idées. Nénamoins, je regrette que trop souvent le critique d'EELV (ou de LFI de Mélenchon ou tout parti débile de votre choix) semble une fin en soi. Or, en politique, il ne suffit pas de détruire les idées de ses adversaires, il faut aussi savoir porter un projet.

Des hommes et femmes politiques stupides ou loufoques ont toujours existé et il est sain d'aussi se laisser s'exprimer les cons dans le débat public. Cela fait parti du jeu démocratique et permet aux marginaux de ne pas se sentir exclus. Ce qui est un peu plus nouveau, c'est que les idiots arrivent à convaincre un nombre de plus en plus grand d'électeurs. C'est en grande partie du au phénomène de l'idiocratie. Mais une autre raison est l'absence d'un beau projet enthousiasmant à droite. Aussi, je trouve qu'il serait plus judicieux d'exposer notre modèle de société, plutôt que simplement critiquer celui des autres. C'est pourquoi je trouve les vidéos d'Ego Non particulièrement intéressantes. Il fait un travail de philosophie politique et pose les fondations de tels projets. J'utilise le pluriel, car chacun va interpréter les grands principes à sa manière. C'est la base de ces projets que nous devrions discuter et convaincre les électeurs.

Monday, August 23, 2021

Quelques reflexions sur le fiasco du retrait d'Afghanistan


1. Ceux qui suivent un peu la situation en Afghanistan auront entendu, et entendent encore, comme quoi le gouvernement pro-occidental Afghan était corrompu. Cela fait depuis au moins 15 ans que j'ai entendu ce reproche, cette critique dans les articles écrits par des journalistes qui ont visité l'Afghanistan et ont discuté avec ses habitants. Je pense que ces accusations de corruption étaient probablement fondées, mais que c'était un faux problème. Dans cette région du monde, quel gouvernemnt, quelle administration n'est pas corrompue. Pensez-vous qu'il y a sensiblement moins de corruption au Pakistan ou au Turkmenistan? Probablement pas.

Mais cette accusation de corruption est tenace et revient dans chez un grand nombre de journalistes si on y prête attention. C'est devenu un lieu commun sur l'Afghanistan. D'après moi, ce que les Afghans voulaient dire par là, c'est que le gouvernement pro-occidental se corrompait en faisant des affaires avec l'Occident, les infidèles. La corruption dont ils parlaient n'était pas pécunière, mais surtout morale et religieuse. De nouvelles moeurs étrangères étaient apportées avec l'approbation du gouvernement local. Le summum fut probablement la célébration du "Pride Month LGBT" en juin, il y a à peine deux mois.

Dans ces conditions, la victoire rapide des Talibans s'explique facilement. Le gouvernement pro-occidental était haï et ne bénéficiait d'aucun support populaire.


2. En accueillant des centaines de milliers de réfugiés d'Afghanistan, l'Europe a affaibli les forces pro-Occidentales de ce pays. Cela a facilité la victoire des Talibans face à des troupes pas assez nombreuses et peu motivées, vu que l'émigration semble si simple et ouverte à tous. Voici encore un exemple de bons sentiments qui aboutissent à des conséquences catastrophiques. D'un, l'Afghanistan est repassé sous la coupe des Talibans. De deux, les réfugiés Afghans perdent leur pays. De trois, leur nombre et leur différences culturelles s'ajoutent aux autres immigrés en France et vont provoquer encore plus de tensions sociales, d'insécurité, de racisme... 


 3. Ce qui me désole le plus dans tout ce fiasco de la retraite US d'Afghanistan, ce n'est pas tant l'humiliation du départ. Cela était prévisible. L'armée US a fait des dizaines d'erreurs dans ce retrait et dans sa non préparation. Tant d'argent, tant d'armes, tant de secrets, d'infos confidentielles sont tombés aux mains de l'ennemi. Tant de civils Occidentaux sont encore bloqués dans le pays... Mais il n'y a toujours pas un seul général qui a donné sa démission pour accepter sa part de responsabilité dans ce fiasco. Qu'aucun homme politique ne le fasse, c'est malheureusement dans l'air du temps et ne surprendra personne. Mais qu'il ne reste même pas une once d'honneurs dans l'armée la plus puissante (sur le papier) permet de comprendre comment elle a pu être vaincue par des barbus maigrichons. 

Je rappelle que le moindre soldat qui perd son arme va être lourdement sanctionné. Mais dans le cas de ces généraux US qui laissent des arumureries entières, des hélicoptères etc tomber dans les mains des Talibans, rien ne se passe. Biden, président des US et chef des armées, n'exige aucune démission, ne renvoie aucun officier. 

Note: j'avais déjà partagé ces 2 derniers points sur mon canal Telegram. Je vous encourage à m'y rejoindre.

Friday, August 13, 2021

L'Obligation de Quitter le Territoire Français et l'Etat de droit


Le meurtre de père Olivier Maire par ce même Rwandais qui avait incendié la cathédrale de Nantes l'an dernier est l'occasion de revenir sur la notion d'Etat de droit. L'idée, c'est que pour échapper à l'arbitraire d'un pouvoir absolu, l'Etat de droit est ce qui nous permet de vivre libre, car sujets tous aux mêmes lois. De plus, l'Etat de droit permet aux individus de se défendre face aux dérives d'un Etat quand il va trop loin dans les atteintes aux droits des individus. 

Prenons maintenant l'Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) que ce Rwandais et plus de 100,000 autres étrangers reçoivent chaque année. Ces ordres sont donnés par les préfets ou la justice et ils se basent sur les lois de la République. 

1. Si nous êtions dans un régime autoritaire, 100% (ou 99,9%) de ces ordres seraient suivis d'une expulsion du territoire!

2. Dans un Etat de droit, on devrait s'attendre à un taux de départ de 95% à 97% pour tenir compte de certaines situations exceptionnelles, de quelques erreurs administratives, d'exceptions raisonnables etc...

3. A 50% de départ, nous passons dans le règne de l'arbitraire. Pour savoir qui reste ou qui part, la loi a autant de force que jouer à pile ou face.

4. Quand les départs ne concernent que 10% à 15% des cas, la loi n'est presque plus respectée. Elle est l'exception au lieu d'être la règle. C'est le règne du non-droit au lieu de l'Etat de droit.

5. A 0% de départs, c'est l'anarchie la plus totale.

La réalité, c'est que nous en sommes à 10% à 15% d'OQTF qui sont mises à exécution! Le toupet des défenseurs de ce status quo, c'est de prétendre qu'ils défendent l'Etat de droit! Et ils accusent ceux qui critiquent ces trop faibles retours d'être des autoritaires! Or, on en est bien loin! La loi doit redevenir la règle et non l'exception. C'est cela l'Etat de droit.

Note: Vous pouvez me suivre sur Telegram. 

Thursday, August 5, 2021

Aider au retour des immigrés

Avant de parler de la situation en France, voyons comment se passe l'immigration de travail à Taiwan. Cela tombe bien, car j'y vis depuis 25 ans et je connais donc assez bien la situation. On voit qu'il est possible qu'elle soit gagnante-gagnante à la fois au niveau individuel et au niveau des pays.

Voilà comment elle marche: Taiwan est en plein emploi, car le salaire minimum est bas et les prestations chômage faibles. Mais l'ile manque de main d'oeuvre et laisse venir des personnes qualifiées pour combler ses besoins dans quelques secteurs précis: l'industrie (des hommes), les services à la personne en début et en fin de vie (des femmes). Ces travailleurs étrangers viennent légalement avec des contrats de 3 ans en poche. Ils arrivent surtout d'Asie du Sud Est (Vietnam, Indonésie, Philippines). En venant à Taiwan, ils gagnent et économisent plus d'argent que dans leur pays d'origine, et pour les Taiwanais, cela permet de prendre soin des bébés et des ainés à moindres frais. Du point de vue des pays d'émigration, la perte des forces vives de leur nation n'est que temporaire. Ces gens entreprenants, prêts à prendre des risques, à apprendre un nouveau métier, à travailler dur, vont revenir au bout de 3 ou 6 ans (si le contrat est prolongé une fois). Ils reviendront alors contribuer directement au développement de leur pays avec leurs économies et leur expérience. 

Pour Taiwan, le fait que ces travailleurs immigrés viennent et partent tous les 3 ou 6 ans fait qu'ils n'ont qu'un impact limité sur l'identité et la culture locale. Seule une minorité se marie avec un ou une Taiwanaise et reste à Taiwan en s'y assimilant. De plus, c'est tellement une évidence ici, ces étrangers respectent scrupuleusement les lois de la République de Chine, sinon ils seraient immédiatement expulsés! Les travailleurs étrangers se savent des citoyens de seconde classe qui ne doivent leur présence à Taiwan qu'aux services qu'ils rendent. Les Taiwanais les traite de manière humaine, mais savent aussi qu'ils ne sont pas des compatriotes et n'ont pas vocation à le devenir, sauf exception. C'est pourquoi, ces travailleurs étrangers ne sont pas si mécontents de rentrer dans leurs pays, parmi les leurs, au bout de leur mission.

Cette présentation d'une politique qui marche permet de faire un bon contraste avec la situation française qui est perdante-perdante pour tout le monde:

1. Les pays d'émigration qui perdent durablement leurs éléments les plus dynamiques,

2. Les émigrés qui arrivent illégalement, sans papiers, ne trouvent que rarement du travail. Ils restent sans expérience, sans économies pour monter un business dans leurs pays d'origine,

3. La France se fait envahir durablement par des immigrants si nombreux qu'ils ne s'assimilent pas, ne contribuent pas à l'économie, mais coûtent en prestations sociales.

4. Les Français paient des impôts lourds et n'ont plus la sécurité à laquelle ils aspirent dans l'espace public, et voient les écoles submergées d'enfants d'origines étrangères qui ont du mal à suivre.

Dans le documentaire 'Migrant, le retour impossible', on voit les problèmes du côté des immigrés. A première vue, la solution serait plus de titres de séjour pour légaliser ces étrangers. Mais, avec nos frontières passoires, ce serait un signal qui provoquerait encore plus d'immigration illégale. L'un des plus grands problèmes qu'ont les immigrants dans ce documentaire, c'est qu'ils ne peuvent pas retourner chez eux sans argent, sans la réussite matérielle (14è minute). Ce serait admettre un échec, surtout au village, mais moins en ville. C'est effectivement une grande différence avec les migrants qui reviennent de Taiwan. Tous ont pu amasser un pécule qu'ils peuvent investir chez eux pour monter un petit business ou se construire une maison. 

A la 28è minute du documentaire, un Africain sans papiers, Bakary Coulibaly trouve même qu'il perd son temps en Europe et qu'il aurait plus de chances de réussir en Afrique! Dans un autre documentaire sur le Mali, diffusé sur TV5 Asie récemment, le journaliste rencontra un Malien de retour dans le désert, car il s'y trouve mieux qu'à Paris avec sa vie stressante. A dos de chameau, comme ses ancêtres, il se sent en harmonie avec sa culture et ses traditions! Et dans cet article, on apprend même que de nombreux jeunes musulmans de France sont tentés par Dubai.

Je donne ces exemples pour insister sur le fait que la 'remigration' ne doit pas être vue comme un gros mot, une fantaisie d'extrême droite. C'est aussi le rêve de la plupart des étrangers qui sont pris en tenaille entre la triste réalité et leurs rêves de réussite en France. 

Ainsi, bien que cela puisse paraitre conte-intuitif, ce sont les immigrés qui se sont les mieux adaptés à la France, ceux qui ont trouvé du travail et mis de l'argent de côté, qui sont les plus aptes à retourner dans leur pays. Ils retournairaient sans la honte de l'échec, avec une expérience professionnelle et de l'argent à investir dans leur pays d'origine. Autant il est compréhensible que ces pays n'ouvrent pas leurs bras aux criminels condamnés en France, autant il n'y a donc pas de raison pour qu'ils refusent le retour à leurs meilleurs éléments. 

Une manière de justifier cette mesure face à la gauche, c'est de dire qu'il serait injuste et inégal que seul un faible nombre d'étrangers s'enrichissent en France. Leur retour permet à d'autres étrangers de prendre leur place et de s'enrichir à leur tour. C'est la théorie du partage du travail qui s'applique quand les places sont peu nombreuses et le nombre de candidats presque illimité. De plus, le retour au pays d'origine ne doit pas être vu comme une punition, mais comme un acte héroique de la part de ces immigrés qui retournent aider au développement et au bien-être de leur société. Il serait d'ailleurs bien que des organisations humanitaires s'occupent de ce genre de retour au pays.



Thursday, July 8, 2021

Droit naturel et nationalité

 


Actuellement, la nationalité est surtout considéré comme faisant parti du droit positif, c'est à dire un attribut conféré par l'Etat. Cela se matérialise par un passeport ou une carte d'identité délivrée par l'administration de l'Etat. Mais cela conduit à des tensions croissantes dans la population, car de nombreux "Français de papier" ne s'assimilent plus aux coutumes du pays, et les Français de souche sont de plus en plus nombreux à critiquer cette immigration de masse (au RN notamment, mais pas seulement). 

Selon une analyse libérale, le problème vient de l'Etat, car il distribue la nationalité française comme s'il s'agissait d'un droit positif banal, alors que la nationalité est bien plus proche d'un droit naturel. En effet, même si l'Etat français venait soudain à disparaitre, la grande majorité de nos concitoyens continuerait de se revendiquer français (et non italien, belge ou allemand). Cette identité nationale est une richesse immatérielle qui leur est propre. Elle est à la fois culturelle, linguistique, religieuse (ou non), génétique... C'est ce que les générations passées nous ont transmis et que chacun d'entre nous à fait sienne à sa manière. En effet, il y a bien des manières d'être Français. De la Bretagne à l'Alsace, de Paris à Toulouse, les cultures culinaires sont plurielles, les accents varient... Chaque région a une place singulière dans l'histoire de France.

Cette identité nationale est donc comme un bien immatériel que nous recevons en héritage de nos parents. En ce sens, on peut parler de droit naturel à être de nationalité française. Car c'est une propriété qu'on ne saurait nous enlever. D"ailleurs, l'article 15 de la déclaration universelle des droits de l'homme dit que tout individu a droit à une nationalité. Et cette transmission par le sang n'est contestée par personne. Elle se fait quand au moins un des parents est Français ou par adoption, quand deux parents Français vont élever leur enfant adopté dans la culture et les traditions françaises. 

La transmission de la nationalité par le lien familial permet donc de perpétuer l'identité française tout en la laissant évoluer au gré des amours des Français et des Françaises. En effet, avec l'ouverture des frontières dans l'Union Européenne, et les facilités pour voyager partout dans le monde, les opportunités de mariages mixtes avec des Européens ou des extra-Européens, des Musulmans, des Hindous, des Bouddhistes... sont nombreuses. L'amour reste une affaire individuelle et c'est à chacun de faire le choix qu'il juge le meilleur pour soi et sa future famille. Ainsi, comme la France est déjà un pays dont les gens ont des origines diverses, la transmission de la nationalité par le droit du sang n'est en rien raciste ou figé dans une identité du passé. Et ainsi, ce sont les Français qui sont maitres du degré de mixité avec d'autres nationalités, cultures et religions.

Les plus identitaires sont libres de prôner le mariage entre Français de souche. Les Européistes sont libres de prôner le mariage entre Européens. Les libéraux prônent simplement le mariage entre personnes libres et responsables. 

Venons-en maintenant aux deux autres manières d'obtenir la nationalité, par l'Etat et non par les parents, et voyons comment l'Etat, comme à son habitude depuis 40 ans, a failli à la tâche.

D'abord, il y a le droit du sol qui permet aux enfants de parents étrangers nés en France de demander la nationalité française à leur majorité s'ils vivent en France. Cette disposition du droit a produit un grand nombre de "Français de papier", des gens qui ont toujours vécu dans leur communauté d'origine et qui ne se reconnaissent pas comme des vrais Français. Chez les jeunes musulmans, beaucoup placent les lois de la charia au-dessus des lois françaises. Certains font des traffics de substances illicites et cherchent donc plus à nuire qu'à s'insérer dans notre société. L'Etat est le premier responsable de cette situation, car il a permis l'installation de ces étrangers en contrôlant mal les frontières, leur a donné un droit qui n'était pas le sien. Et s'il l'a fait, c'est qu'il croyait que l'éducation nationale pouvait transmettre l'héritage culturel et linguistique à des immigrants originaires de cultures très lointaines et souvent incompatibles.

Certes, l'école avait réussi à intégrer un grand nombre d'enfants italiens, espagnols et polonais au début et au milieu du XXe siècle, mais la tâche était bien plus ardue avec des enfants d'Afrique et du Maghreb. Les premiers immigrants de ces régions n'étaient pas trop nombreux et ont encore pu bénéficier d'un système scolaire assez strict dans les années 1970-80. Mais au fur à mesure que leur nombre augmentait dans les classes et que les réformes de l'éducation rabaissaient le niveau, l'école n'arriva plus à intégrer ces enfants d'étrangers de plus en plus nombreux. L'abandon du service militaire n'aida pas non plus...

Aujourd'hui, le bac est devenu 'l'école des fans' de Jacques Martin, et la faillite de la politique du droit du sol est évidente. Seuls des parents français ou un parent français marié avec un étranger arrivent à transmettre l'identité et la nationalité françaises à leurs enfants. L'Etat et son école ne peuvent se substituer à des parents étrangers. Il est donc indispensable de supprimer le droit du sol de notre législation.

L'Etat a aussi la possibilité de donner la nationalité française par naturalisation. En théorie, pour des cas rares, c'est une bonne chose, car si des étrangers tombent amoureux de la France et d'un de ses habitants, il est légitime qu'ils puissent devenir Français s'ils respectent les lois et ont une contribution positive à la société française. Même sans épouser un autochtone, l'Etat devrait donner la nationalité française à des étrangers bien intégrés et dont le talent et la réussite sont unaniment reconnus. On pense ici à des athlètes de niveau olympique, des créateurs d'entreprises, des inventeurs, des personnes distinguées par une action de bravoure... Mais depuis des dizaines d'années, l'Etat utilise la naturalisation simplement pour régulariser la situation administrative d'illégaux qu'il n'a pas su expulser assez rapidement de France. 

L'acte de naturalisation n'est pas aussi exceptionnel qu'il devrait l'être. En effet, il y a deux fois plus de gens naturalisés par l'Etat que de conjoints naturalisés après mariage avec un Français. Or, c'est le couple et la famille qui sont les meilleurs vecteurs d'intégration. Une réforme libérale de la nationalité consisterait donc à supprimer le droit du sol et à réduire fortement les naturalisations.


Saturday, June 26, 2021

Un libéralisme populiste contre l'immigration


Comme tous les libéraux, j'ai horreur des monopoles. L'arrêt de l'immigration et le renvoi des étrangers présents illégalement en France ne doivent pas rester le monopole du RN. Je n'ai pas envie de rejoindre ce parti étatiste sans ligne claire, mais je veux aider les libéraux à se réapproprier certains thèmes populaires du RN en les éclairant de nos principes. 

Pour être crédible, reconnaissons que le Front National a été le premier parti à poser la question de l'immigration de peuplement et de s'y opposer. Quand on voit maintenant les problèmes de société causés par la montée de l'islamisme et du changement démographique, force est d'admettre que les partis de droite français ont négligé ce sujet. Les libéraux sont même accusés par les étatistes de droite et de gauche de promouvoir l'immigration de masse en France. Le 'grand remplacement' serait la conséquence de la politique libérale d'ouverture des frontières.

Commençons par réfuter cette analyse trop simpliste. En fait, depuis la fin des années 1970 et l'apparition d'un chômage structurel, la France n'a plus besoin de main d'œuvre non ou peu qualifiée. Avec la robotique, nous en avons encore moins besoin de nos jours. L'immigration légale de cette main d'œuvre aurait dû s'arrêter à ce moment-là. Si ce ne fut pas le cas, ce fut la faute au regroupement familial de Giscard, puis aux aides sociales mises en place par les partis de gauche au pouvoir et l'existence de larges diasporas africaines en France, trois puissants aimants. 

Examinons maintenant le concept de libre circulation qui nous est cher. Remarquons d'abord que la liberté s'exerce toujours dans le cadre des lois d'une nation. Ainsi, la liberté s'accompagne toujours de la responsabilité. Un Etat qui s'occupe bien de ses frontières essaie de les maintenir ouvertes aux flux qui sont bénéfiques à ses citoyens, mais son rôle est aussi de filtrer et d'empêcher la circulation de personnes qui peuvent lui être nuisibles.

Ainsi, même le plus fervent libéral qui prône la plus libre des circulations va estimer que la venue de millions d'Allemands, de Russes ou d'Américains armés, se déplaçant en Panzer ou en Tank, serait néfaste aux libertés des Français et qu'il faut l'empêcher par une vigoureuse défense de nos frontières!

Après la défense du territoire par l'armée, l'autre prérogative du régalien est la sécurité sur tout le territoire au moyen de la police. Or, cette police joue aussi un rôle de filtre aux frontières. Elle arrête les personnes recherchées par Interpol et elle refoule les personnes qui ne sont pas autorisées à venir. Ainsi, même si la police ne peut empêcher un criminel français à retourner en France du moment qu'il a purgé sa peine, elle peut refuser l'entrée sur le territoire aux étrangers qui ont commis des crimes graves (violeurs, pédophiles, voleurs, trafiquants, criminels de guerre...) ou qui sont porteurs potentiels d'un virus (si elles refusent d'être placées en quarantaine). L'Etat est dans son bon droit de peser les risques et les bénéfices quand il refuse finalement la venue de ces personnes étrangères à haut risque. Remarquons que plus une société est paisible et harmonieuse, moins la venue de quelques individus problématiques ne posera de risque sérieux. En effet, ces gens auront du mal à trouver des complices parmi les locaux et la police, n'ayant pas beaucoup de travail, pourra se concentrer sur leur surveillance. Au contraire, plus la société connait de crimes et de délits, moins l'Etat ne pourra prendre de risques en laissant venir des gens potentiellement dangereux.

Dans un logique similaire, la prudence voudrait de remarquer qu'un pays comme la France est déjà un savant équilibre de catholiques, protestants, juifs, athées, de communistes, de socialistes, de nationalistes, d'écolos, de Bretons, Vendéens, Parisiens, Corses, Antillais, pieds noirs, agriculteurs, citadins. Or, au moment où la France s'ouvrait au reste de l'Europe, ce n'était pas le moment d'ajouter encore de la complexité à la société française en faisant venir, en masse, des croyants d'une religion incompatible avec la démocratie (selon Jacques Ellul). 

La circulation des gens ne peut être libre et responsable que si elle pacifique et ne pose pas de dangers à notre pays, à nos concitoyens. La seule circulation qu'un pays doit vouloir, c'est celle qui apporte un enrichissement mutuel ou, au minimum, qui ne cause pas de torts aux citoyens Français. La priorité d'un Etat libéral fort est donc d'expulser sans délais les immigrants illégaux et les étrangers condamnés à de la prison en France. Un étranger qui ne respecte pas les lois n'a pas sa place en France ou en Europe. 

Finalement, remarquons que la notion de 'libre circulation' ne saurait justifier l'immigration, car la notion de 'circulation' implique qu'il y ait un aller et un retour, alors que l'immigration est un aller simple! Les 90 millions de touristes que la France accueille chaque année sont un exemple de libre circulation qui apporte plus de bénéfices que d'inconvénients à la France. Si ce chiffre est si élevé, c'est aussi car tous ces touristes retournent dans leur pays à l'issue de leur séjour en France.


Passons maintenant à la critique libérale du droit du sol. Nous lui préférons le droit du sang, car la citoyenneté est alors tel un bien qui se transmet de manière individuelle par tous ceux qui le possèdent à la naissance de leurs enfants. Dans ce cas de figure, la citoyenneté dépend des individus. Ce droit reste naturellement intact dans les mariages mixtes, car c'est le droit naturel des Français de tomber amoureux de qui ils veulent! La citoyenneté doit aussi se transmettre à des enfants étrangers adoptés par des parents Français. 

Tous les libéraux critiquent à juste titre l'Etat quand il spolie les enfants et la famille lors d'un héritage. Or, quand l'Etat donne par droit du sol ou par naturalisation la citoyenneté à un grand nombre d'étrangers, il spolie les Français de souche de territoires de plus en plus larges (cf. 'Les territoires perdus de la République', 2002). De plus, l'usage du droit du sol pour l'accession à la citoyenneté française est aussi perverti par l'incapacité de l'Etat de contrôler ses frontières et d'empêcher une immigration néfaste pour la France. Avec le droit du sol actuel, l'Etat octroie la nationalité française à de nombreux gens qui sont nés en France alors que leurs parents n'auraient pas du s'y trouver. 

En plus de spolier les Français de leur territoire et de changer leur identité, il y a aussi des conséquences électorales causées par le poids électoral grandissant de ces Français étrangers non assimilés, issus du droit du sang ou de naturalisations,. Des listes communautaristes voient le jour et une partie de la gauche cherche une alliance avec ces communautés étrangères qui disposent du droit de vote. Ainsi, le pouvoir politique des Français de souche est affaibli, car désormais dilué par ces voix. 

Il faut donc abroger le droit du sol et restreindre les naturalisations à des cas rares et individuels dont l'assimilation est vraiment réussie. L'arrêt de l'immigration peu ou pas qualifiée, le renvoi des criminels étrangers, des illégaux et le retour au droit du sang sont des mesures sont populaires, et elles sont compatibles avec la défense du libéralisme et de la France. De plus, je suis convaincu que c'est un pouvoir libéral dont la priorité serait le régalien, qui réussira le mieux à mettre ces mesures en œuvre.