Alors que la tension atteint des sommets au Moyen-Orient, un tournant majeur semble s’amorcer, porté par une frappe surprise qui a décimé l’état-major iranien, dont le Guide suprême Khamenei lui-même. Selon plusieurs sources, Israël aurait intercepté l’information d’une réunion cruciale et persuadé les États-Unis d’engager l’offensive, les Américains jouant alors le rôle de force armée au service de l’État hébreu, réputé pour sa connaissance fine de la région, bien supérieure à celle de la CIA.
Ce scénario
pourrait ouvrir la voie à une guerre courte et décisive, si Washington se
contente de soutenir la stratégie israélienne. Mais le spectre d’une opération
menée selon la doctrine du Pentagone évoque d’autres précédents : Irak,
Afghanistan, Libye... Les errements stratégiques du passé pourraient alors
transformer ce conflit en enlisement coûteux, tant sur le plan humain que
financier.
Contrairement à
certaines analyses, ce nouvel embrasement n’est pas, selon l’expert Pete
Hesgeth, un signal adressé à la Chine. Pékin, souvent perçue comme l’un des
grands perdants potentiels de la crise – du fait de la perte d’un allié et d’un
fournisseur de pétrole à bas prix –, a su diversifier ses sources
d’approvisionnement. Premier importateur mondial d’or noir, la Chine s’est
solidement positionnée sur les marchés énergétiques internationaux. Même si
l’Iran cessait de lui accorder des rabais post-conflit, la compétitivité
chinoise, appuyée sur des volumes d’achat colossaux, ne serait guère menacée.
Les deux issues
principales du conflit laissent entrevoir, paradoxalement, des perspectives
favorables pour Pékin :
- Dans l’hypothèse d’une guerre courte et victorieuse, la région pourrait connaître un nouvel essor, propice au commerce.
La Chine, incontournable sur le plan économique, resterait un partenaire
privilégié des exportateurs d’hydrocarbures comme des importateurs de
biens manufacturés, médicaments et autres produits issus de
« l’atelier du monde ».
- En cas de conflit long, les États-Unis risqueraient un
affaiblissement durable. La perturbation des flux pétroliers vers l’Asie
viserait surtout le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, pays peu enclins à
commercer avec la Russie. Cette crise accélérerait la transition mondiale
vers les véhicules électriques, atténuant la baisse de production des
industries pétrolières chinoises. Un statu quo maintiendrait la fragilité
américaine, tandis qu’une victoire ramènerait au scénario précédent, avec
des États-Unis encore plus fragilisés.
Au cœur de cette
crise, la Chine apparaît donc, non pas comme une victime collatérale, mais
comme un acteur capable de tirer parti de tous les scénarios envisageables.