Sunday, March 17, 2019

Le modèle social français


Le 16 mars 2018, lors de l'acte XVIII des Gilets Jaunes, on l'a vu en action, dans toute sa splendeur, notre modèle social français: le Fouquet's, un kiosque à journaux et une agence bancaire sont en flammes. Des casseurs ont pillé des magasins sur les Champs Elysées, agressé les forces de l'ordre...

Sur France Inter, j'entends Xavier Bertrand dire une chose sensée: "Le système politico-administratif français est au bout du rouleau". En effet, notre système actuel est un modèle, un modèle de ce qu'il ne faut pas faire. Les prélèvements obligatoires sont les plus hauts de l'OCDE et ne permettent pas d  le chômage reste important depuis 40 ans, les prestations sociales déresponsabilisent les Français. Les effets de seuil, quand on perd des avantages parce qu'on commence à gagner trop, enferment les gens dans une alternance de petits boulots et de chômage ou RSA et de travail au noir. Pressés par le fisc et incapables de mettre quoi que ce soit de côté, un grand nombre de Français se sent justement exclus du système et, n'ayant rien, n'a plus rien à perdre.

Si seulement il existait un système politique qui se concentre sur le régalien pour protéger la sécurité des citoyens et l'ordre public. Un système où vos revenus ne dépendent plus de l'Etat, mais des services que vous rendez et où vous touchez toute la valeur ajoutée que vous produisez. Un système qui favorise la croissance et la prospérité. Un système sans privilèges ni monopoles publics, mais où la concurrence favorise la productivité et des prix justes.
Si seulement...

Saturday, February 23, 2019

Rendre le salaire intégral aux Français

Ceci n'est pas vraiment un article, mais plus quelques idées des premières réformes qu'un gouvernement libéral devrait mettre en place.

Actuellement, le salaire médian en France, c'est 1750 Euros net et cela correspond à 3200 Euros toutes charges comprises. Le problème de pouvoir d'achat est avant tout un problème de ces charges sociales qui pèsent sur les salariés du privé. Si elles sont si lourdes, c'est car ces charges sociales du privé financent aussi les prestations maladie et retraite du public! Et car les Français font face au monopole de la Sécu et de Pôle Emploi et de la retraite par répartition.

D'un autre côté, on a le problème qu'on ne peut pas réduire le nombre de fonctionnaires, car ils ont l'emploi à vie. Et comme ils sont nombreux, l'Etat les paie mal, ce qui fait que tout le monde est perdant (sauf les hauts fonctionnaires et politiques qui ont de beaux revenus et divers avantages.)

Les traitements des fonctionnaires ne ressemblent pas du tout aux fiches de paie des salariés privés:

Les déductions sont bien moindres. Sur cet exemple, d'un traitement brut de 3464 Euros, la retenue n'est que de 755 Euros. C'est 21.7% contre 45.3% du brut dans le privé. En effet, la colonne 'pour information' ne correspond pas aux charges patronales que l'Etat paie en plus, mais il s'agit des cotisations et impôts que l'Etat est obligé de prélever sur le privé pour financer toutes les prestations sociales accordées aux fonctionnaires. Je note juste que dans ces rares déductions, on a surtout une retenue de 319 Euros qui est pour les pensions et la CSG et la CRDS. Comme on peut le voir, il n'y a pas de déduction pour l'assurance chômage, et c'est logique car le fonctionnaire ne peut être mis au chômage. Mais il n'y a pas non plus de déduction pour la Sécu, bien que les fonctionnaires tombent malade. Cela confirme et explique bien pourquoi la Sécu coûte si cher pour les gens dans le privé. 

Sinon, il est quand même intéressant de relever que dans ces coût 'pour information', ce sont les pensions qui sont le plus gros morceau: 2390 Euros sur 2939 Euros, soit 81%! C'est là qu'il faut couper les dépenses et c'est pourquoi j'ai proposé de limiter les pensions du public à 2645 Euros.

Mon autre proposition est de rendre le super brut aux Français du privé et de leur laisser le choix de leurs assurances chômage, maladie etc. Ils auraient le choix de continuer de côtiser à la Sécu ou bien de prendre une assurance privé et de faire jouer la concurrence. Il ne s'agit donc pas de mettre un terme aux services publics, mais de laisser le choix aux salariés et de leur permettre de faire des économies en connaissance de cause. 

Un grand nombre de salariés du privé devrait donc voir ses revenus nets augmenter de manière substantielle. Par contre, les traitements du public ne bougeront pas, vu qu'ils ne supportent pas ces charges sociales. 

La politique libérale aura pour but d'augmenter le pouvoir d'achat du privé, quitte à transférer une partie du financement des prestations sociales sur la TVA ou l'IR. Cela permettra de rendre le travail dans le privé plus attractif que dans le public. L'autre but de cette politique est de faciliter la privatisation des secteurs non régaliens, car les agents publics auront envie de gagner mieux leur vie dans le privé qu'en restant dans le public. Et cela incitera aussi certains à quitter volontairement le secteur public pour de meilleurs revenus dans le privé. La limitation des pensions poursuit le même but: inciter les hauts fonctionnaires à passer dans le privé s'ils veulent avoir de belles retraites. C'est dans ces conditions que l'Etat fera des économies pour retrouver des marges de manoeuvres pour mieux payer ses policiers et sa justice. Car c'est en baissant le nombre de fonctionnaires qu'on pourra baisser le poids des prélèvements obligatoires en France.

Sunday, February 17, 2019

Voir au-delà de l'antisémitisme français

Ayant passé 3 mois en Israël et plus d'un an à étudier l'hébreu, je me considère comme particulièrement philosémite et pro Israël. L'antisémitisme me fait horreur et son discours me dégoûte au plus haut point. L'antisémitisme se développe surtout chez les esprits faibles, manipulables ou, pire, chez les manipulateurs. Aussi, un tel discours me permet rapidement de reconnaitre les cons et les méchants. Mais le discours antisémitique sert aussi de canari dans la mine: c'est un signe précurseur d'un problème grave, non dit et non traité dans la société. Le juif catalyse alors en premier le ressentiment d'une partie de la population. A ce titre, l'antisémitisme est le révélateur d'un problème et non le problème lui-même. En effet, aucun problème n'est causé par les juifs en particulier, ou par la judaisme. Il n'y a pas cabale ou de complot de domination du monde par les juifs...

Pour combattre l'antisémitisme, il ne suffit pas de ressasser ces évidences et de se lamenter de la bêtise et de la méchanceté des hommes. Il faut remonter à l'origine et diagnostiquer la maladie dont l'antisémitisme est le symptôme.

Dans les banlieues, par exemple, l'antisémitisme prend sa forme la plus extrême, puisqu'on a depuis bien longtemps passé le stade du discours, et qu'on est passé aux actes et à la violence. Ilan Halimi, Jonathan Sandler et ses fils Aryeh et Gabriel, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada, Sarah Halimi, Mireille Knoll, paix à leurs âmes, ont payé de leur vie la haine du juif. Mais derrière cet antisémitisme meurtrier on trouve un autre problème, longtemps ignoré ou minimisé: la montée du commutarisme islamique. En effet, dans tout le Magreb, les juifs et Israël sont les ennemis officiels depuis plus de 70 ans. Il n'est donc pas étonnant que les 'jeunes de banlieue' (traduisez les jeunes musulmans) soient foncièrement antisémites. Leur antisémitisme permet de soulever un problème plus général: l'islamisme radical et militant est en opposition avec nos valeurs républicaines. 

Venons-en au mouvement des gilets jaunes et aux paroles antisémites qui fleurissent de plus en plus dans ce mouvement. Cherchons de quoi cet antisémisme est le symptôme chez certains de ces manifestants. Au départ, c'était un mouvement de colère contre une hausse de plus de l'essence. C'était une jacquerie, une révolte contre les impôts qui étouffent les citoyens. A ce titre, l'opinion publique a très largement soutenu les gilets jaunes, car la France est effectivement le pays où la pression fiscale est la plus forte dans l'OCDE. Or, si la France a la fiscalité la plus punitive, c'est parce qu'elle pousse sur un terreau très fertile: le socialisme. 

Depuis 40 ans, les impôts et taxes augmentent sans relâche. Les hommes politiques socialistes de gauche qui les mettent en place sont succédés par des hommes politiques socialistes de droite qui n'osent pas y toucher. A chaque impôt, il s'agit de punir les riches et de redistribuer de l'argent aux pauvres. Le candidat Hollande a même déclarer qu'il n'aime pas les riches. Toute la classe politique française est devenue socialiste quand il s'agit des impôts. Personne ne remet en cause la progressivité de l'impôt sur le revenu. Tous les politiques trouvent normal que l'Etat prenne bien plus que la moitié de ce que les riches produisent. Et il atteint ce seuil de prélèvements dès 1850 Euros de salaire net pas mois! (L'Etat vous considère vite riche!)

Mais le problème, c'est que cette politique taxatoire et redistributive ne fonctionne pas. Le chômâge reste parmi les plus élevés, le nombre de pauvres et de SDF augmente, la croissance stagne, la dette publique explose... Au lieu de remettre le socialisme en cause, ses plus âpres défenseurs cherchent des bouc-émissaires. On voit donc fleurir le discours selon lequel les riches ne paient pas assez d'impôts, qu'on leur a fait un 'cadeau' en transformant l'ISF en ISI (impôt sur l'immobilier), qu'ils pratiquent l'évasion fiscale... Cela leur est d'autant plus facile qu'ils appartiennent à une élite mondialisée qui va facilement investir son argent là où cela rapporte le plus et là où les taxes sont les plus réduites. En échappant au fisc, ces riches montreraient qu'ils ne sont pas patriotes, mais des individus apatrides et assoifés de profits. 

Derrière ce discours socialiste, si on 'libère la parole', on trouve vite un discours qui colle bien à l'antisémitisme. Le juif n'est-il pas le symbole du riche apatride dans la rhétorique antisémite? De même que les Français comprennent que 'jeune de banlieue' veut dire 'musulman', un grand nombre entend 'juif' au lieu d'entendre 'riche'. Le discours haineux des socialistes qui trouvent qu'on n'est pas allé assez loin dans la taxation des riches est facilement récupéré par tous les antisémites. 

Mais la meilleure façon de le combattre n'est pas par des paroles ou par la compréhension de comment le discours socialiste forme un terreau au discours anti juif. De ce point de vue, Macron, son gouvernement et un grand nombre de commentateurs ont tort de ne pas voir la cause profonde derrière ces paroles antisémites. La seule solution est de s'attaquer au coeur du problème de la société française: sa fiscalité redistributive excessive et inefficace. Il faut sortir du socialisme punitif contre les riches par une politique plus libérale.

Sunday, January 27, 2019

L'interprétation libérale et bienveillante des 7 propositions de BTP

Les gilets jaunes sont un peu comme Trump, il faut les prendre au sérieux, mais il ne faut pas les prendre au pied de la lettre. Ils sont les symptomes d'un pays en crise économique, politique et morale et leur cri de détresse se doit d'être entendu. Cependant, si le malade est celui qui ressent le mieux qu'il va mal, il n'est pas le mieux placé à comprendre les causes de sa maladie et à savoir comment guérir le mal qui l'afflige.

C'est pourquoi, habitant à Taiwan, je ne veux pas critiquer mes compatriotes, bercés par 40 ans de social-clientéisme, s'ils ne trouvent pas la voie du libéralisme du premier coup. Au contraire, je trouve qu'il y a des lueurs d'espoir dans le débat:

1. Baisser la TVA à zéro pour les produits de première nécessité est une mesure clairement libérale, puisqu'elle baisse les taxes. Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que ce soit la première revendication, alors que la TVA est censée être indolore!

2. Souhaiter l'augmentation du budget des hôpitaux, c'est remarquer que le système de santé actuel fonctionne mal. Quelqu'un de bien informé pourrait faire remarquer que les cliniques privées sont bien gérées, alors que les hôpitaux publics sont très déficitaires. Mais cette demande généreuse montre aussi que le monde médical jouit d'une bonne réputation auprès des Français. C'est pourquoi, je pense que tout le monde peut s'accorder à ce que les fonctionnaires et les hommes politiques ne gagnent pas de retraite supérieure à celle des médecins.

3. Le retour de l'ISF n'est clairement pas une mesure libérale, mais je pense qu'il faut la voir sous le signe de la justice sociale. En effet, une vraie politique libérale ne doit pas s'arrêter à ceux qui paient l'ISF, mais elle doit concerner tous les Français. Supprimer l'ISF sans instaurer le salaire intégral, sans supprimer la redevance audiovisuelles et baisser les dépenses, c'est mener une politique injuste qui ne profite qu'aux plus riches. En effet, le libéralisme ne se limite pas à aider les millionnaires à investir, il améliore aussi le pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires. Macron a voulu faire du libéralisme pour les riches et continuer le socialisme pour les autres. En demandant le retour à l'ISF, les Français demandent que tous soient traités de manière égale.
On peut aussi voir cela comme un levier du peuple sur les riches. Le peuple lui dit que la réforme libérale doit concerner tout le monde ou personne!

4. La suppression des niches fiscale est l'un des fondements de la flat tax, l'une des mesures les plus libérales qui soit. C'est ce qui permettra de baisser le taux d'imposition et de le rendre le même pour tout le monde. C'est du libéralisme et de la justice sociale.

5. Les Français sont excédés par l'injustice. Mais si en 1793, ils guillotinaient, en 2019 ils se contentent de mettre les fraudeurs en prison. On n'atteint pas encore le point de la révolution, mais la pression monte. La crise est profonde et cela fait depuis 1981 au moins que les libéraux ont diagnostiqué la maladie.

6. En soutenant les TPE et PME, les Français montrent qu'ils savent que 90% des emplois sont créés par ces entreprises. Ce sont elles qui vont résoudre le problème du chômage, pas la fonction publique. Ce n'est pas forcément la bonne mesure, mais le constat de base est bien libéral.

7. La seule proposition qui concerne l'action de l'Etat vise la police, c'est à dire sa fonction régalienne la plus fondamentale. On peut y voir que pour les Français, la mission prioritaire de l'Etat, c'est d'assurer le maintien de l'ordre. C'est donc bien plus important que la culture ou les services sociaux. L'Etat devrait donc se concentrer sur ses missions régaliennes et laisser faire la société civile pour tout le reste. 

Friday, January 25, 2019

Proposition de limitation des retraites de la fonction publique

En France, la plus grande dépense publique concerne les retraites. Or, la retraite par répartition inflige un poids croissant sur les actifs de moins en moins nombreux. On a de quoi s'étonner de voir des hommes politiques de tous bords comme Jacques Toubon cumuler 30,000 Euros de retraite mensuelle quand l'Etat français est au bord de la faillite avec une dette à 2300 milliards d'Euros et que la France au bord de la guerre civile avec les gilets jaunes.

La retraite de la fonction publique ne doit pas être un privilège qui pèse lourdement sur le secteur privé. Aussi, afin de mettre fin aux abus les plus outranciers et les plus injustes, je propose que l'Etat limite la retraite maximale qu'un ancien fonctionnaire ou homme politique puisse toucher. Et comme cette limite est un maximum, il me semble plus que généreux de l'indexer sur la retraite que touchent les salariés du privé qui sont les plus diplômés et dont l'activité libérale bénéficie d'une grande réputation: les médecins généralistes.

Actuellement, la retraite moyenne d'un médecin est de 31,735 Euros par an selon la CARMF. Cela équivaut à 2645 Euros par mois avant prélèvements sociaux. Cette mesure devrait être facile à passer, car il serait indécent que quiconque dans la fonction publique se plaigne de toucher autant qu'un médecin à la retraite.

Wednesday, January 16, 2019

La non compression des dépenses publiques

Hier, à Bourgtheroulde, à 17h15, Macron commence sa réponse aux maires par "des faits". Il dit que la baisse des dotations (de l'Etat aux communes) depuis plusieurs années est liée à la compression des dépenses publiques.
Le tout premier "fait" de sa réponse aux 10 premiers maires est une infox. L'INSEE est clair, les dépenses publiques ralentissent en 2016 (+1% contre +1.4% en 2015) mais elles ne baissent pas. Et en 2017, elles augmentèrent de 2.5%!

Chacun a droit à ses opinions, mais les faits sont clairs: les dépenses publiques ne sont pas "comprimées", car elles continuent d'augmenter. La baisse des dotations de l'Etat aux communes n'est donc pas causée par une baisse des dépenses publiques.

J'ai donc arrêté de regarder le président, car il avait raison dans son introduction: on ne peut pas discuter en confiance si on ne se met pas d'accord sur les faits. Or, le noeud du problème est justement cette dépense publique devenue incontrôlable.

Wednesday, January 9, 2019

C'est la faute au libéralisme

La situation semble paradoxale. Jamais depuis la seconde guerre mondiale la France n'a été aussi socialiste/étatiste avec des dépenses publiques à 57% du PIB, un nombre record de personnes travaille pour l'Etat (5,45 millions de personnes en 2015) et une intervention de l'Etat dans la plupart des secteurs économiques du pays (santé, banques, infrastructures, électricité, audiovisuel, enseignement...) La moindre activité est régulée par un code du travail de 3500 pages chez Dalloz et une taxe sur la valeur ajoutée de 20%. Et pourtant, à en croire les commentateurs des grands médias et les politiques à commencer par le premier d'entre eux, le président Macron, "le capitalisme ultralibéral et financier va vers sa fin."

La raison de ce paradoxe est la raison pour laquelle le socialisme ne peut réussir. L'Etat a beau taxer et réguler, il n'arrive pas à suspendre les lois de l'économie de marché. Les entraves à la liberté finissent toujours par causer des bugs.

Prenons le chômage, la cause principale de la pauvreté en France. Selon les lois du marché, il n'y a qu'un chômage frictionnel faible si on laisse les salaires libres de manière à ce que l'offre et la demande de travail s'équilibrent. C'est ce que l'on observe dans tous les pays libéraux dont Taiwan (4% environ). En France, avec son salaire minimum fixé à un niveau supérieur au point d'équilibre, les jeunes et les moins qualifiés ont les plus grandes difficultés du monde à intégrer le monde du travail. Au lieu d'acquérir de l'expérience en entreprise et de faire progressivement leurs preuves, de devenir de plus en plus productifs, ils prennent l'habitude de toucher des aides financières de l'Etat sans travailler. Cela fait 40 ans que les gouvernements successifs ont tout essayé (les 35 heures, les emplois aidés, le doublement de l'emploi public, les subventions comme le CICE, les primes de retour à l'emploi...) et ils ont lamentablement échoué dans leur entêtement à se croire plus malin et plus fort que le marché.

Mais pour la classe politique et médiatique, le chômage reste la faute au libéralisme, au méchant marché. Ils continuent de nier la réalité économique. C'est comme s'ils critiquaient la gravité parce qu'un gros livre leur tombe sur les pieds!

Toutes les interventions de l'Etat se retournent contre ceux qu'on veut protéger:
- les locataires sont tellement favorisés par la loi, notamment les séniors, qu'aucun propriétaire ne veut leur louer un appartement, surtout si leurs revenus sont faibles.
- les taux d'intérêt bas ont tellement aidé l'accession à la prix de l'immobilier s'est envolé. D'ailleurs, les banques ne prêtent toujours qu'aux riches, à ceux qui offrent des garanties.
- en rendant les visites médicales gratuites, le coût de la Sécu s'est envolé car on gaspille toujours ce qui est gratuit.
...

La liste des ratages publics est infinie. La lecture de ContrepointsContribuables Associés, Institut des Libertés... nous en fournit tant d'exemples. Toutes ces politiques sont des échecs car même l'Etat français n'arrive pas à suspendre les lois naturelles du marché. Si tant de choses vont mal en France, ce n'est pas à cause du libéralisme -il y en a si peu-, mais c'est la faute à un Etat qui ne connait plus ses limites.