Saturday, October 24, 2020

Nietzsche L'Actuel de Julien Rochedy

 

Dans cet article, je vous avais déjà parlé de Julien Rochedy. Il est temps de vous parler de son livre sur Nietzsche, reçu après l'avoir commandé sur son site. 

Je venais juste de finir le roman 'Les illusions perdues' de Balzac quand je me mis à la lecture de cet essai. Et vouloir écrire une critique de ce livre me fait penser à Lucien Chardon qui doit écrire une critique négative sur un livre qu'il adore dans un journal. Son collègue lui montre comment il suffit de retourner certains arguments pour que des points forts se transforment en points faibles, et vice versa!

Ainsi, par exemple, au départ j'ai été un peu déçu de voir que ce livre est publié en auto-édition. La finition du livre en a un peu pâti: il y a quelques petites fautes de français et de mise en page. Heureusement, on n'y fait rapidement plus attention, car le fond est riche et stimulant. Et puis, on peut retourner l'argument: si Rochedy n'a pas pu trouver d'éditeur (le problème des jeunes auteurs comme Lucien Chardon!), l'auto-édition est la solution moderne qui permet la l'indépendance et la liberté d'expression (là où le héros de Balzac s'était compromis en faisant du journalisme). C'est aussi mettre le fond en accord avec la forme: on a là le livre un peu brut de quelqu'un qui pense en-dehors du système et de la bien-pensance moderne! Et bien que l'auto-édition est plutôt faite pour des sujets confidentiels ou des niches très particulières, le sujet de ce livre est effectivement très actuel.

Une autre critique qu'on pourrait adresser à ce livre sur Nietzsche, c'est d'être trop simple, pas assez érudit et philosophique. En effet, un grand nombre de philosophes semblent s'inspirer de Greenspan (ancien directeur de la Fed) "Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé!" Et je dois avouer que quand j'ai lu le Gai Savoir et Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche il y a 30 ans, cela ne m'avait pas autant touché que Rochedy. J'étais passé à côté. Je n'avais pas encore la maturité ou l'esprit assez ouvert à ces idées. Aussi, c'est vraiment un bon travail d'introduction à cette oeuvre. Et on sent que c'est fait par quelqu'un de passionné et dont les biais sont clairs et annoncés. 

Parfois, on ne sait pas trop si c'est Nietzsche ou Rochedy qui parle dans la première partie du livre, mais cela participe à le rendre plus lisible par le plus grand nombre. Et c'est d'ailleurs ce que je souhaite à ce livre, qu'il rencontre un large public. D'abord car le constat que Nietzsche pose sur son époque continue de s'appliquer sur la nôtre, et que ses recommandations peuvent aider beaucoup de contemporains à retrouver un sens dans le monde actuel. Je suis assez heureux de lire que ma propre existence s'inscrit assez dans son idéal. Je fais du sport régulièrement pour maintenir mon corps en forme. Et dans mon travail, je n'arrête pas de me réinventer et de créer de la beauté! Mais ce livre m'a motivé à me surpasser et à me lancer dans les vidéos Live, alors que je suis mauvais à l'oral! C'est justement cela le challenge: faire quelque chose que je ne maitrise pas et essayer de m'améliorer!

Et puis, je souhaite aussi beaucoup de succès à ce livre afin que Rochedy puisse en écrire d'autres, qu'il continue de poster des vidéos éducatives sur YouTube tout en restant indépendant des médias traditionnels.




Sunday, September 13, 2020

Les gens veulent être du côté des gentils ou comment convaincre les électeurs


C'est Mark Steyn qui fit cette observation lors de son débat Munk à propos de la crise migratoire des réfugiés. Il avait gagné ce débat (avec Farage) car ils avaient pu changer l'opinion d'un grand nombre de personnes en leur faveur. (Lors de ce débat, on pose la même question au public, avant et après le débat, et le vainqueur est celui qui a réussi à convaincre le plus de gens de l'autre camp à la rejoindre ; ce n'est donc pas forcément celui qui gagne la majorité, mais celui dont le score s'améliore). Or, jamais durant un débat Munk un si grand nombre de gens n'avait changé d'opinion. La raison de ce succès est simple. Au départ, si l'on parle de crise migratoire, on pense tous à ces pauvres migrants qui quittent leur pays en guerre ou en crise alimentaire, politique, économique... Seuls des coeurs de pierre, des salauds sont contre leur porter secours. La position des gentils, de la morale humanitaire (ou chrétienne) est d'ouvrir nos portes, nos frontières et de les accueillir du mieux que nous pouvons. Or, ce qui s'est passé durant ce débat, c'est que Mark Steyn a mis le doigt sur les viols de la St Sylvestre à Cologne en Allemagne. Les défenseurs des migrants se sont mis à minimiser, à relativiser ces viols en raillant la position féministe surprenante de Mark Steyn, auteur conservateur. En faisant cela, ils ne se mirent plus du côté des victimes (les femmes violées), mais du côté des pires criminels! Si bien que, maintenant, les spectateurs découvraient une autre facette de l'immigration, celle qui laisse rentrer des loups dans la bergerie, celle qui va augmenter la criminalité dans nos pays. L'immigration n'est plus une solution à un problème lointain, mais le déplacement de ce problème vers nos concitoyens et nos familles. 

Pour gagner la bataille des idées, il s'agit donc de convaincre cet électorat que nos idées, nos principes sont gentils, bienvieillants, et que ce sont nos adversaires qui suivent une idéologie perverse et néfaste.

Reprenons le cas de l'immigration. La bonne manière de s'y opposer c'est de montrer sa compassion:

1. Ces migrants doivent pouvoir trouver asile dans le pays le plus proche du leur, car c'est une déchirure de vivre loin des siens et de la terre de ses ancêtres. Un Syrien ne se sent pas autant déraciné s'il est en Turquie qu'en Bretagne! Aidons la Syrie à se pacifier et tous ses réfugiés pourront rentrer chez eux.

2. Pareil pour les Africains d'Afrique subsaharienne. Ils sont culturellement liés à leur Continent. Aidons leurs pays à se développer économiquement et culturellement. Pour cela, il faut que nous soyons un modèle de développement nous-même. Or, le multiculturalisme sape la paix sociale de notre pays (et le socialisme sape la vigueur de notre économie). Si un afflux d'immigrés crée de la discorde, les déficits sociaux, des violences urbaines, une répression policière... comment pouvons-nous montrer l'exemple aux pays Africains? Ils risqueraient de rester dans leur mode dictatorial et d'utiliser l'émigration des plus pauvres comme leur soupape de sureté. 

3. L'intégration des immigrés de longue date d'origine d'Afrique est très difficile. Le multiculturalisme à grande échelle débouche sur le communautarisme au lieu de l'intégration. On peut intérer des individus, mais pas des groupes, comme Zemmour aime à le rappeler. La meilleure façon d'aider à l'intégration des personnes nées en France de culture africaine ou maghrébine, c'est qu'ils soient peu nombreux. S'ils sont trop nombreux, beaucoup préfèreront le communautarisme et le séparatisme. Bref, soyons du côté de tous ceux qui se sentent Français et aidons-les à s'intégrer en arrêtant l'arrivée de plus d'immigrants et en renvoyant ceux qui bafouent nos lois. 

4. Nous sommes pour la paix civile en rejettant l'arrivée de populations peu éduquées venues des 4 coins de l'Afrique et du Moyen-Orient. L'histoire de l'Europe montre combien il a été difficile aux protestants et aux catholiques de vivre en paix sur un même territoire. Et pourtant, tout le reste, la langue, la culture... les rassemblaient. Alors imaginez combien il serait difficile de faire cohabiter plus d'une centaine de nationalités, des religieux, des athés, des agnostiques, des véganes, des LGBT, des tradi... ensemble. Au moindre incident, les reflexes tribaux les plus primaires risquent de prendre le dessus. On l'a vu à Dijon cet été, dans les affrontements entre Maghrébins et Tchétchènes, un petit apperçu de la guerre civile entre tribus qui nous attend si nous laissons venir à nous 'toute la misère du monde.'

5. Accetper le débarquement d'un bateau de migrants en plus, c'est risquer la vie de milliers d'Africains qui y voient un signal que la traversée de la Méditerrannée est possible pour eux. Alors qu'en êtant ferme et en les renvoyant chez eux sans les laisser débarquer en Europe, on dissuaderait un grand nombre de tenter l'aventure. C'est notre fermeté qui dissuadera le plus grand nombre à tenter une aventure extrêmement dangereuse et coûteuse. Et c'est le laxisme actuel et l'aide des ONG qui les encouragent à venir et qui donc sont responsables de tous ceux qui meurent en chemin.

Voici 5 rapides exemples qui montrent que les vrais gentils ne sont pas ceux qui veulent accueillir plus de migrants, mais ceux qui préfèrent qu'ils restent chez eux (ou pas trop loin en cas de guerre).

Friday, September 4, 2020

La Covid est une faillite du système néolibérale, selon Jospin


En avril 2002, Lionel Jospin s'est retiré de la vie politique après sa défaite au premier tour de la présidentielle et la victoire de Chirac 2 semaines plus tard. Cette attitude digne, ses bons résultats économiques durant la cohabitation où il fut 1er ministre et le quinquénat calamiteux, sans réformes, de Chirac m'avaient donné une bonne image de lui. Même socialiste, il aurait pu faire mieux que Chirac! Donc, quand j'entendis que Jospin était de retour dans les médias cette semaine, je me suis dit qu'il avait quelque chose d'important et d'utile à dire aux Français après 18 ans de silence.

Or, il n'a fait que répéter la pensée socialiste la plus fossilisé (vive les 35h, Macron est libéral...) Mais ce qui m'a le plus surpris et choqué, c'est qu'il considère que la crise économique que nous vivons à cause du Covid montre la faillite du système libéral et des entreprises qui se tournent vers l'Etat pour les sauver.

Voyons voir les défaillances qui ont conduit à la crise en France:

1. Un virus apparait en Chine, un pays dictatorial où les médias n'annoncent pas de mauvaises nouvelles, sauf s'ils ne peuvent faire autrement.

2. Le virus profite du silence du Parti Communiste du Wuhan pour se propager en Chine et à l'étranger (fermeture tardive des aéroports).

3. Un pays libéral, proche de la Chine, Taiwan, fait un bon boulot de mises en quarantaines des ses nationaux et d'interdiction d'arrivée pour les Chinois, si bien que l'ile ne comptera pas plus de 500 cas et seulement 6 morts.

4. Les pays d'Europe de l'ouest, comme la France, dont le poids des prélèvements obligatoires est de 57% du PIB (contre 15% pour Taiwan), ne met pas en place les bonnes mesures filtrantes aux frontières, ou bien trop tard. Résultat, le virus va circuler et saturer les services d'urgences des hôpitaux publics. Tandis qu'il restait des places dans les cliniques privées, c'est surtout dans les hôpitaux publics que le manque de lit est criant.

5. Tandis qu'à Taiwan le gouvernement nationalise la production de masques et que des grands groupes comme Foxcom créent des capacités de production suffisante pour la population, le gouvernement interdit la vente des masques par les pharmacies et recommande à la population de ne pas en porter!

6. Débordé par les ravages du virus, l'Etat français décrète un confinement qui durera du 17 mars au 11 mai, soit près de 2 mois durant lesquels la plupart des activités économiques se sont arrêtées. Certaines activités comme les restaurants, les spectacles, les voyages internationaux continueront à être affectés au-delà de cette date, par ordre de l'Etat.

7. Petit rappel: à Taiwan, il n'y a pas eu de confinement et l'activité du pays a continué et les entreprises se sont adaptées librement aux nouvelles conditions (fin du tourisme international, par exemple). Le PIB sera de +1% à Taiwan en 2020, mais de -10% environ en France.

8. En France, l'Etat a complètement perdu toute crédibilité sur l'utilité des masques. Les lieux où ils sont obligatoires changent tous les jours. Même quand on peut dorénavant les acheter, beaucoup de gens sont récalcitrants à les mettre.

9. LVMH s'est mis à produire du gel alcoolique quand l'Etat n'en trouvait plus. Et il l'a distribué gratuitement.

10. Le gouvernement a accordé des prêts aux entreprises en difficulté et les a donc encore plus fragilisées (au lieu d'annuler des impôts et d'assouplir le code du travail).

Bref, je crois que cette liste d'événements montre que la crise économique du Covid a pu être en grande partie évitée à Taiwan, car son Etat est concentré sur ses fonctions régaliennes et a empêché la propagation du virus. En France, par contre, le virus a montré l'inefficacité de l'Etat à gérer ses frontières, ses hôtpitaux et à donner de bonnes recommandations pour l'emploi des masques. Si les entreprises privées sont au bord du gouffre, c'est car l'Etat les y a mis par son confinement, ses interdictions, ses impôts, son code du travail contraignant et ses prêts.

Le plan de relance de 100 milliards aurait été inutile si l'Etat n'avait pas failli dans ses fonctions. En tout, c'est bien 300 milliards que l'Etat nous aura coûté pour avoir mal gérer cette crise (200 milliards sont l'équivalent de 10% de baisse du PIB et 100 mds pour le plan de relance). 


 



Monday, August 17, 2020

Identifions le problème numéro 1 de l'insécurité en France

Les actes barbares commis contre Philippe Monguillot, chauffeur de bus à Bayonne, contre Axelle Dorier à Lyon, contre cette infirmière piétinée par deux jeunes pour leur avoir rappelé l'obligation de mettre un masque en lieu confiné... m'ont révolté par leur horreur et leur occurence quasi quotidienne cet été 2020. Je préférerais parler d'économie et de liberté, mais ces faits divers nous rappellent que la faillite de l'Etat français n'est pas qu'économique. Elle ne se traduit pas seulement par quelques points de PIB en moins que l'Allemagne ou la Suisse, mais elle fait aussi basculer la vie de Français ordinaires dans la tragédie et la mort.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d'internautes ont réagi à cette insécurité en fustigeant la #Racaille. Plus à droite, certains s'en prennent aux origines ethniques de ces criminels, car les médias ont de plus en plus de mal de les cacher.

Mais le monde est plein de jeunes hommes violents et sans éducation (ou mal éduqués, ce qui revient au même). Et cela ne date pas d'hier! La question n'est pas de se lamenter sur leur existence, mais de les mettre hors d'état de nuire. La question qu'il faut se poser est qu'est-ce qui est en notre pouvoir et que nous ne faisons moins bien que d'autres pays?

Je ne tiens pas à déresponsabiliser les auteurs des actes atroces commis. Je ne cherche pas d'excuses dans leur origine sociale comme le ferait la gauche, ou de déterminisme dans leur origine ethnique ou religieuse, comme le ferait l'extrême droite. Ils n'ont droit à aucune excuse, à aucune justification. S'ils sont majeurs, ils sont entièrement responsables, et s'ils sont mineurs, alors ce sont leurs parents les responsables, sans que cela ne dédouane ces mineurs qui ont besoin de sentir la force de la justice du peuple.

Quand un enfant turbulent casse un vase le lundi, une vitre le mardi, une tasse en porcelaine le mercredi... on comprend vite que le problème n'est pas l'enfant, mais l'inadéquation des mesures éducatives et punitives des parents. Nous sommes dans une situation similaire en France. L'Etat ne fait plus grand chose pour empêcher, prévenir et punir la violence des jeunes racailles.

Premièrement, l'Etat ne contrôle pas bien les frontières et laisse affluer des 'migrants' dont le profil est le même que celui des auteurs des violences. Or, avec un chômage de plus de 3 millions de personnes, la France n'a aucun besoin de main d'oeuvre non qualifiée. Autant nous pouvons comprendre et trouver rationnelle que toute la misère du monde veuille venir en Europe et surtout en France avec sa CAF et ses prestations sociales, autant c'est la responsabilité de l'Etat d'empêcher cet afflux de migrants. Et non seulement il ne tient pas bien les frontières, mais en plus il n'effectue que de trop rares reconductions au pays d'origine. Le comble fut d'avoir supprimé la 'double peine' qui consistait à renvoyer chez eux les prisonniers étrangers! Je vous assure qu'à Taiwan et dans n'importe quel pays d'Asie, un étranger qui commet un délit n'est plus le bienvenu et doit partir!

Deuxièmement, le système social français condamne les jeunes peu ou pas qualifiés à vivoter d'allocations diverses et/ou de petits boulots plus ou moins légaux. Bref, d'un côté on détruit leur dignité en leur donnant des aides comme à des gens incapables de subvenir à leurs besoins, et d'un autre côté on leur ôte l'envie d'un travail honnête, vu qu'il ne sera pas mieux payé que de toucher les diverses aides sociales. Si au moins cela les rendait gentils, on pourrait y voir un prix à payer pour la paix sociale. Mais, comme d'habitude avec le socialisme, on a à la fois le déshonneur et l'insécurité! La solution serait de supprimer toutes les aides et le salaire minimum. Tout le monde trouverait du travail et serait utile à la France et aux Français.

Peut-être pas tous, car il y aura toujours une minorité de gens qui chercheront à enfreindre les lois. Par contre, troisièmement, il s'agit de les punir pour qu'ils ne recommencent pas. Et si les parents des jeunes délinquants ne le font pas, c'est à la justice de faire ce travail punitif et éducatif. Or, dans ce domaine, chaque fait divers sordide montre la faillite monumentale de la justice, car les auteurs d'actes barbares ont tous des casiers bien fournis. Les juges ne condamnent pas assez sévèrement et les peines sont systématiquement réduites. En relachant des gens dangereux, c'est la justice qui porte la plus grande part de responsabilité dans l'insécurité des Français.

Le problème, c'est que les juges sont indépendants du politique et qu'il faut donc une génération pour que les juges actuels soient tous remplacés. Même avec un pouvoir politique nouveau et différent, il ne serait pas possible de virer les juges actuellement en place. Par contre, il serait possible et même indispensable d'en recruter un grand nombre de nouveaux juges très ferme. En effet, le budget de la justice est bien trop faible par rapport à son importance dans l'Etat. Les procès mettent des années être instruits. 

L'autre solution est la construction d'HLG, d'Habitation à Loyer Gratuit, dans toute la France. 6 mètres carré par personne environ et entre 15,000 et 30,000 places. Il s'agit, vous l'avez compris, de prisons, afin que le manque de place ne soit plus la raison à la non-application des peines.

En conclusion, l'insécurité actuelle doit nous interroger sur les remèdes que l'Etat peut apporter et c'est aux citoyens de choisir ses dirigeants en fonction de leur volonté de prendre les mesures de bon sens que je viens d'exposer plus haut. Le problème ne vient pas de la racaille, mais du fait que l'Etat ne fait plus son boulot de contrôle des frontières, de socialisation par le travail et de justice impitoyable. Il ne tient qu'à nous pour que cela change et que la loi et la France soient respectées.

Wednesday, August 12, 2020

Ce jeune intellectuel de droite dont tout le monde devrait parler

Il est peu connu du grand public, je crois, car j'ai beau suivre la vie des idées en France, je n'avais encore jamais remarqué son nom. En fait, êtant tout de formation financière, je suis surtout les débats économiques et apprécie particulièrement le travail de Charles Gave à l'Institut des Libertés. En termes politiques, je me sens proche d'Objectif France de Rafik Smati et du général Soublet. Et fin 2019, j'ai eu tant plaisir à suivre les émissions de Zemmour sur CNews, que j'en ai fait une critique sur ce blog. Ensuite, ses idées sont devenues si familières et prévisibles que mon intérêt pour les analyser diminua...

En cet été sans vacances, je cherchais de nouvelles stimulations intellectuelles et fis enfin la découverte d'un jeune intellectuel français brillant, mais méconnu. J'arrête le suspense et vous le dévoile: Julien Rochedy. Il vient de publier un livre 'Nietzsche l'actuel' qui semble très intéressant au regard de la conférence de 3 heures que j'ai visionnée sur sa chaine YouTube. 

Ce qui est sympa avec Julien Rochedy, c'est qu'il incarne la philosophie qu'il prône et qu'il la défend avec passion et surtout beaucoup de hauteur et de références. Le voir débattre avec des féministes devient presque gênant tellement il leur est supérieur! Et en plus, il a de la finesse et beaucoup de justesse dans son analyse du féminisme. Il n'a pas adopté la posture inverse d'un masculinisme macho et ringard, mais il fait une belle synthèse de l'héritage du passé et des avancées du présent. Son discours sur ce point est bien meilleur, car plus nuancé et argumenté, que celui de Zemmour!

Je n'adhère pas à tout ce qu'il dit, notamment sur le capitalisme et le libéralisme, mais sa critique du nihilisme moderne me semble d'une grande pertinence pour comprendre notre époque. Et, surtout, ce que j'apprécie, c'est qu'il refuse le complotisme, solution de facilité des âmes faibles, et qu'il propose des solutions individuelles pour se sortir du marasme et prendre sa vie en main.

Ajout: ce n'est qu'après plusieurs vidéos que je remarquai que j'avais déjà cette vidéo mi-avril, mais je n'avais pas retenu son nom. Voici une raison de plus pour le suivre et s'intéresser à sa pensée!

Friday, July 10, 2020

Quel modèle pour l'Europe face à la Chine?

Ce petit article fait écho à cette émission sur B Smart. Je découvre cette chaine et cette émission grâce à Alexis Karklins-Marchay, un de ses intervenants, que je suis sur Twitter. L'émission vaut le coup, notamment parce qu'on y parle du défi de la Chine en termes un peu plus détaillés et nuancés qu'habituellement sur les plateaux télé. J'y appris que la retraite en Chine est encore fixée à 60 ans (comme dans cet autre pays socialiste européen dont le nom m'échappe!) Mais bon, cela doit surtout concerner les employés d'Etat, pas les paysans ou les indépendants...

Mais là où je ne suis pas d'accord avec la plupart des experts sur le plateau, c'est leur vue que la solution à nos problèmes serait d'être gouverné par des politiques élus qui écouteraient des cercles d'experts pour fixer la politique de l'énergie, de l'environnement, des retraites, des services... Je simplifie un peu, mais pas tant que cela! AKM aime bien prendre les pays Nordiques comme modèle. Et il aimerait que l'Union Européenne fonctionne de cette manière. Pilotage par des experts, un niveau élevé d'imposition, mais une bonne gestion des finances publiques. Cette vision est peut-être un progrès par rapport à la situation actuelle de la France, mais je pense qu'elle n'est pas réaliste et qu'elle n'est pas la meilleure voie pour relever le défi chinois.

Pas réaliste, car le modèle nordique ne marche que dans des petits pays assez homogènes et de culture protestante. Et puis ce modèle n'a pas toujours marché. La Suède a connu une crise et a du revoir ce modèle pour y introduire plus de libéralisme. Et avec une Union Européenne aux cultures très diverses, il me semble impossible d'arriver à un consensus qui s'appliquerait du Portugal à la Pologne. La seule voie pour y arriver, ce serait plus d'autoritarisme et moins de démocratie, car dans chaque pays, les électeurs ont des priorités et des sensibilités différentes.

Comment faire pour éviter à la fois la dérive autoritaire d'une politique d'experts, ou bien un status quo qui frise la paralysie dans l'UE? Comment redonner de la force à la France et à l'Europe face à la Chine?

Pour moi, la réponse est à chercher dans ce qui marche et qui est notre avantage par rapport à la Chine. Les experts qui font des plans que l'Etat de Pékin met en oeuvre, la Chine sait mieux le faire que l'Europe. Et la seule façon de réussir aussi bien qu'eux, cela serait d'adopter leurs méthodes autoritaires. Je ne pense donc pas que cela soit la solution.
L'autre modèle qui marche, c'est le modèle libéral basé sur la propriété, la liberté et le droit. C'est ce système qui permis aux USA de devenir la première puissance. Tant que l'Etat se concentrait sur le régalien, les individus savaient résoudre tous les problèmes. Cette capacité à devenir acteur du changement vient du pouvoir économique. Celui qui dépense son argent est celui qui a en main son destin. Pour que la France se reprenne en main, il faut que les citoyens retrouvent le contrôle de leur revenus.

Ne faisons pas confiance aux experts pour gérer l'argent des autres, mais faisons confiance à tous les Français de faire le meilleur choix comment dépenser et investir leur propre argent. Pareil pour les entreprises. Moins taxées, elles auront plus de marges pour baisser leurs prix et rester compétitive, ou bien pour investir dans des domaines rentables. Moins l'Etat et les experts s'en mêlent, plus elles réussiront. N'ayons pas la prétention de savoir ce qui marchera demain. Le libéralisme est le système qui s'adapte le mieux au changement et à la réalité.

Voici la seule manière réaliste pour l'emporter face à la Chine.

Apprendre de ceux qui réussissent

Parfois on trouve l'excellence, la réussite chez des pays, des entreprises, des organisations ou une personne en particulier. Mais ces gens-là passent rarement leur temps à enseigner ce qu'elles savent ou à diffuser leur connaissances gratuitement. Elles sont trop occupées à faire ce qu'elles font le mieux: travailler, innover, bien gérer leurs affaires... Et puis, dans la plupart des cas, le secret de leur réussite n'est pas très glamour: c'est beaucoup de travail et de connaissances: bien connaitre ses clients, produits, fournisseurs, ses process. C'est toujours se remettre en question, chercher à s'améliorer, et savoir prendre des risques calculés.

Il n'y a pas de façon simple de réussir. La seule chose qui est certaine, c'est que la guerre et le socialisme dur (Vénézuela, Cuba, Corée du Nord et Europe de l'Est entre 1945 et 1989) sont 2 cadres de vie dans lesquels la majorité des gens s'appauvrissent et seule une petite minorité s'enrichit. Et l'on voit que les USA, la Suisse, Singapour... sont les pays où le niveau de vie est le plus haut.

Les organisations les plus puissantes sont les églises, dont l'âge se compte en siècles, mais les plus dynamiques sont les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et elles sont toutes dans le domaine du numérique. Ce qui change par rapport au passé, c'est que le salaire médian dans ces entreprises est bien plus haut qu'ailleurs. Chez Facebook, le salaire médian est de 240,000 USD, contre 55,000 USD de salaire médian aux USA. Ces entreprises enrichissent leur salariés bien plus qu'elles ne les exploitent.

Mais on trouve de la réussite dans bien d'autres domaines. L'important est d'identifier ceux qui réussissent et comprendre pourquoi. En stratégie, on appelle cela les facteurs de succès clé.

Faisons une petite parenthèse sur une émission politique de Fance Inter entendue un samedi midi. Ali Badou, Natacha Polony et Gilles Finkelstein discutaient avec un sociologue français qui fait de la recherche sur les discriminations en France. Il n'y avait rien de bien choquant dans la discussion et ce chercheur semblait de bonne foi pour faire attention dans l'interprétation des résultats (corrélation n'est pas forcément cause...) et une volonté d'analyser aussi l'origine des détenus des prisons en France. Cependant, je crois qu'à force de chercher de la discrimination, on finira bien par en trouver! Mais au lieu de chercher ce qui ne marche pas dans la société, ne devrait-il pas plutôt se demander quels sont les parcours où les immigrés réussissent le mieux? Au lieu de chercher ce qui ne marche pas, pourquoi ne pas montrer ce qui marche? Voilà qui serait une aide pratique à tous ces immigrés qui cherchent à s'intégrer. Car la démarche inverse, celle qui est poursuivie actuellement, consiste à dire que si les immigrés ne réussissent pas, c'est aux Français de changer leurs pratiques discriminatoires. Poser la question des discriminations au lieu des chemins de réussite, c'est déjà poser que c'est aux Français de s'adapter, pas aux étrangers.

Mais revenons à la politique. Quand il s'agit de suivre un homme politique vers un monde meilleur, il faut se demander comment il justifie de devenir le chef. A-t-il accompli de grands faits d'armes comme le général de Gaulle? A-t-il su motiver ses employés, ses coéquipiers? Sur quels grands principes se base-t-il pour sa politique? Est-ce que ces principes ont marché ou marchent-ils bien dans d'autres pays?

En fait, je me rends compte que ce principe d'apprendre des meilleurs, c'est aussi l'éducation par les classiques. Bref, rien de très neuf sous le soleil. Mais parce qu'on n'a rien trouvé qui marche mieux, il faut continuer ainsi et appliquer ce principe à notre apprentissage en continu, tout au long de notre vie et à nos choix politiques.