Chaque pays fait des erreurs dans la gestion de la pandémie du virus Covid-19. C'est normal, car on a tous nos schémas mentaux et il est difficile de les ajuster lorsqu'un événement d'une telle ampleur survient. L'erreur est humaine, mais persévérer est diabolique. Voyons donc les choses qu'il faut encore changer pour nous en sortir.
Commençons par le plus gros scandale actuel, un vrai mensonge d'Etat. Les technocrates Français disent:
1. Les masques ne servent à rien. N'en portez pas.
2. Les médecins et les infirmières ont très besoin de ces masques et comme il n'y en a pas assez, il faut les réserver aux professionnels de la santé.
Or, on constate que dans les pays Asiatiques (comme Taiwan, Singapour, la Corée et la Chine) la plupart des gens portent des masques et la contagion y est maintenant sous contrôle. Le masque n'est pas la seule explication. Il y a aussi le lavage des mains, les tests, des restrictions de circulation, le contrôle aux frontières... mais le masque généralisé est aussi une manière de limiter la propagation du virus, car il est transmis par les postillons.
Il faut dire la vérité aux Français:
1. Les masques manquent,
2. Les professionnels de la santé et les malades sont prioritaires,
3. Tous les Français doivent se munir de masques lorsqu'ils ont besoin de sortir de chez eux et qu'ils rentrent en contact avec d'autres personnes.
4. Comment? En se confectionnant eux-même leur masque. Ou bien en achetant des masques de chantier, des foulards... Car mieux vaut une protection de la bouche imparfaite qu'aucune protection. Et maintenant que toute la population est confinée, cela l'occupera de manière constructive!
Se protéger avec un masque va aussi aider le système de santé, car moins de contagions permettra de réduire le travail des médecins. Le masque ce n'est pas juste se protéger soi-même, c'est aussi protéger les autres quand on est porteur du virus sans le savoir.
A Taiwan, les capacités de production de masques ont été rapidement augmentées depuis le début de la crise. L'Etat et le privé ont investi pour produire davantage. Même le dirigeant de Foxconn (le fabricant des iPhone) s'y est mis! Il a compris que le meilleur soutien à l'économie, c'est de mettre un terme à cette pandémie mondiale! Cherchez sur le
J'en profite pour rappeler que Taiwan vit presque normalement actuellement. Les enfants vont à l'école et les salariés travaillent. L'inquiétude provient de ces touristes qui viennent ou reviennent d'Europe. C'est pourquoi les liaisons aériennes sont pratiquement interrompues depuis aujourd'hui. L'espoir est permis, mais il faut utiliser toutes les armes à disposition. Le masque en fait parti.
La lutte contre le virus est paradoxale: elle nous oblige à la distanciation sociale et à la fermeture des frontières, mais elle nous montre aussi notre interdépendance. La propagation du virus est comme un feu: la meilleure façon de le combattre est quand il commence à se manifester. C'est donc s'aider soi-même que d'aider l'autre à éteindre son feu. Car plus il est grand, plus il est difficile à contenir.
Thursday, March 19, 2020
Wednesday, March 11, 2020
L'OMS ne sert à rien - Taiwan l'a prouvé
Cela fait des années que Taiwan, dont le nom officiel est la République de Chine, essaie de joindre l'OMS, l'organisation Mondiale de la Santé. La Chine Populaire l'en empêche, comme elle le fait pour l'ONU, au nom de l'unicité de la Chine.
Or, Taiwan est un voisin tout proche de la Chine. Environ 1 millions de Taiwanais travaillent en Chine et un grand nombre sont revenus lors des fêtes du Nouvel An Chinois mi janvier. C'est donc tout naturellement que le Covid-19 a également commencé à se propager à Taiwan, bien avant qu'il n'arrive en Corée, au Japon, en Italie ou dans le reste du monde.
Taiwan n'a pas le soutien officiel de l'OMS ou d'aucune agence internationale, mais elle a un gouvernement élu démocratiquement qui se sent responsable de ses citoyens. Il a rapidement pris des mesures assez drastiques, pas toutes bonnes, à mon avis, mais il n'a pas tergiversé. Notamment, il n'a pas attendu qu'il y ait un consensus international sur comment faire face à la situation. Parce qu'il savait qu'il ne peut compter que sur lui-même et que ni l'OMS ni une autre organisation allait venir l'aider.
Le résultat est qu'aujourd'hui, Taiwan, ile de 21 millions d'habitants, compte moins de 50 personnes infectées. Ce nombre continue d'augmenter doucement, mais il est bien moindre que ce qu'on voit à Hong Kong ou Singapour (plus de 100 chacun) ou en Corée du Sud (+ 7000) ou l'Italie (10000) ou la France (1000).
Bref, ce genre d'institution supranationale ne sert à rien quand on en a vraiment besoin. Les jobs que ce genre d'organisation offre aux bureaucrates sont très bien rémunérés, mais on voit bien que ce n'est du prestige et du blabla. Les vraies responsabilités restent au niveau des Etats, là où les dirigeants sont élus par le peuple souverain.
Du coup, autant il est bon d'avoir des endroits pour échanger des informations et des expériences, autant il n'est pas n'est pas nécessaire de transformer cela en bureaucraties et d'essayer de capter des pouvoirs qui doivent rester au niveau des Etats.
Or, Taiwan est un voisin tout proche de la Chine. Environ 1 millions de Taiwanais travaillent en Chine et un grand nombre sont revenus lors des fêtes du Nouvel An Chinois mi janvier. C'est donc tout naturellement que le Covid-19 a également commencé à se propager à Taiwan, bien avant qu'il n'arrive en Corée, au Japon, en Italie ou dans le reste du monde.
Taiwan n'a pas le soutien officiel de l'OMS ou d'aucune agence internationale, mais elle a un gouvernement élu démocratiquement qui se sent responsable de ses citoyens. Il a rapidement pris des mesures assez drastiques, pas toutes bonnes, à mon avis, mais il n'a pas tergiversé. Notamment, il n'a pas attendu qu'il y ait un consensus international sur comment faire face à la situation. Parce qu'il savait qu'il ne peut compter que sur lui-même et que ni l'OMS ni une autre organisation allait venir l'aider.
Le résultat est qu'aujourd'hui, Taiwan, ile de 21 millions d'habitants, compte moins de 50 personnes infectées. Ce nombre continue d'augmenter doucement, mais il est bien moindre que ce qu'on voit à Hong Kong ou Singapour (plus de 100 chacun) ou en Corée du Sud (+ 7000) ou l'Italie (10000) ou la France (1000).
Bref, ce genre d'institution supranationale ne sert à rien quand on en a vraiment besoin. Les jobs que ce genre d'organisation offre aux bureaucrates sont très bien rémunérés, mais on voit bien que ce n'est du prestige et du blabla. Les vraies responsabilités restent au niveau des Etats, là où les dirigeants sont élus par le peuple souverain.
Du coup, autant il est bon d'avoir des endroits pour échanger des informations et des expériences, autant il n'est pas n'est pas nécessaire de transformer cela en bureaucraties et d'essayer de capter des pouvoirs qui doivent rester au niveau des Etats.
Thursday, February 27, 2020
Le pouvoir de la haute fonction publique en France
Aujourd'hui, chez Bercoff sur Sud Radio, entre 13h et 13h15, le député et ancien maire de Sarcelles, M. François Pupponi donne une réponse extraordinaire. Bercoff l'interroge pourquoi les députés ne changent pas la loi concernant les occupations illégales de propriétés privées et notamment le délai trop court de 48h pour les signaler, car si on le dépasse la procédure pour les déloger est très longue et difficile. Sa réponse: "Tout simplement parce que c'est souvent la haute administration du ministère du logement et de la justice qui disent 'non'."
Ce député admet qu'il ne peut que faire des lois approuvées par la haute administration. Or, il s'agit de faire respecter le principe de propriété privé, l'un des fondements de la constitution et de la déclaration des droits de l'homme! Il ne s'agit pas d'une loi farfelue qui donnerait des droits imaginaires à certains. Il s'agit de permettre aux propriétaires d'un logement ou d'un terrain de pouvoir en rester les maitres.
Que la haute fonction publique donne des avis aux députés sur la faisabilité de tel ou tel texte, je le conçois, vu que c'est elle qui doit le mettre en oeuvre. Mais qu'elle puisse avoir un droit de véto, c'est qu'on a rétabli la monarchie. Finalement, le roi de notre 5ème République, ce n'est pas le président de la République, c'est la haute fonction publique! D'ailleurs, le président vous pouvez en voter pour un autre tous les 5 ans, mais les fonctionnaires, ils ne partent que quand ils le veulent bien!
Ce député admet qu'il ne peut que faire des lois approuvées par la haute administration. Or, il s'agit de faire respecter le principe de propriété privé, l'un des fondements de la constitution et de la déclaration des droits de l'homme! Il ne s'agit pas d'une loi farfelue qui donnerait des droits imaginaires à certains. Il s'agit de permettre aux propriétaires d'un logement ou d'un terrain de pouvoir en rester les maitres.
Que la haute fonction publique donne des avis aux députés sur la faisabilité de tel ou tel texte, je le conçois, vu que c'est elle qui doit le mettre en oeuvre. Mais qu'elle puisse avoir un droit de véto, c'est qu'on a rétabli la monarchie. Finalement, le roi de notre 5ème République, ce n'est pas le président de la République, c'est la haute fonction publique! D'ailleurs, le président vous pouvez en voter pour un autre tous les 5 ans, mais les fonctionnaires, ils ne partent que quand ils le veulent bien!
Saturday, February 8, 2020
Comment revitaliser les campagnes françaises?
Les villes se sont construites sur le principe que les échanges, le commerce font la richesse des hommes. Or, il est facile d'échanger quand on est nombreux à habiter sur un endroit de taille réduite, sûr et avec des hommes bien instruits, aux compétences diverses (médecins, juristes, ingénieurs...). La ville est plus facile à administrer, policer et à aménager que de larges étendues. Or, dans la France d'aujourd'hui, la capitale a des défauts qui font fuir ses habitants: elle est sale, la population dans ses banlieue n'est pas bien intégrée, pas bien instruite, et les prix de l'immobilier au centre-ville sont de plus en plus élevés.
Mais si le libéralisme nous enseigne une chose, c'est que le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres. Par contre, il permet de remarquer que les régions et surtout les campagnes disposent d'atouts pour se développer:
- un prix de l'immobilier attractif,
- plus de sécurité quand il n'y a pas de banlieues et d'islamistes.
- un niveau d'éducation de plus en plus élevé.
La meilleure façon de contrer le coût des distances à la campagne par rapport à la ville est de baisser les taxes sur le prix de l'essence. On le voit aux USA, pays immense. Le prix du gallon d'essence est très bas et permet aux ruraux de se déplacer loin pour chercher les services et produits dont ils ont besoin. Les déserts médicaux sont moins contraignants si le trajet vers la ville n'est pas si onéreux.
Mais si le libéralisme nous enseigne une chose, c'est que le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres. Par contre, il permet de remarquer que les régions et surtout les campagnes disposent d'atouts pour se développer:
- un prix de l'immobilier attractif,
- plus de sécurité quand il n'y a pas de banlieues et d'islamistes.
- un niveau d'éducation de plus en plus élevé.
La meilleure façon de contrer le coût des distances à la campagne par rapport à la ville est de baisser les taxes sur le prix de l'essence. On le voit aux USA, pays immense. Le prix du gallon d'essence est très bas et permet aux ruraux de se déplacer loin pour chercher les services et produits dont ils ont besoin. Les déserts médicaux sont moins contraignants si le trajet vers la ville n'est pas si onéreux.
Tuesday, February 4, 2020
Zemmour vs. Agnès Verdier-Molinié
Cela s'est passé dans Face à l'Info du 3 février 2020 (à partir de la 31ème minute environ).
Cette confrontation fut l'une de celles où Zemmour s'est montré le plus combattif, allant jusqu'à interrompre AVM de manière répétée, alors qu'il sait souvent bien écouter son adversaire. Cette fois, vers la fin du débat, on le sent à bout d'arguments et obligé de couper AVM pour imposer son point de vue.
Pourtant, tout avait assez mal commencé pour AVM. Son discours libéral joue sur l'opposition entre le privé et le public. Si je comprends ce discours dans sa fondation, l'IFRAP, qui s'adresse au privé, je ne la comprends pas quand on veut s'adresser à tous le Français, dont un bon nombre sont fonctionnaires et qui souffrent aussi d'un Etat qui ne fait pas bien son boulot.
Mais passons au point qui a suscité tant de passion. La question est simple: est-ce que l'Etat français a recruté beaucoup de fonctionnaires parce que, faute de politique industrielle, il y a eu du chômage dans les années 1980 et que c'était une manière de réduire le chômage? (Thèse de Zemmour) Ou bien est-ce à cause du socialisme, de l'embauche de fonctionnaires que l'industrie française a perdu en compétitivité et s'est mise à licencier des travailleurs? (Thèse d'AVM).
Zemmour s'agite, mais c'est AVM qui place deux arguments massus avec lesquels Zemmour est d'accord: le passage de la retraite à 60 ans (au lieu de 65 ans) sous Mitterrand fut une erreur qui coûte de l'argent aux firmes françaises. En effet, pour financer une retraite plus tôt, il a fallu augmenter les cotisations retraites. Et comme ces cotisations font parti des coûts des entreprises, cela augmente les coûts de produire en France et cela baisse donc la compétitivité des firmes qui produisent en France. Le second point qu'elle place est la réforme des 35 heures qui ont créé le bordel et augmenté les coûts pour les entreprises. Là encore, Zemmour est obligé de lui concéder qu'elle a raison.
C'est pourtant simple, une industrie ne peut pas vivre durablement sans être compétitive, sauf à vivre aux dépens de l'Etat. Si le nucléaire français est une réussite industrielle, c'est car il produit une électricité moins onéreuse que par le gaz, le charbon ou l'éolien. Si le Minitel n'existe plus, c'est car les consommateurs préfèrent Internet. Si Airbus tient tête face à Boeing, c'est parce qu'Airbus est compétitif, pas parce que les gouvernements européens dépensent beaucoup d'argent en contrats de défense.
Or, avec 40% de fonctionnaires en plus que l'Allemagne et un poids record de l'Etat dans le PIB, un SMIC élevé... la France est le pays où les coûts salariaux sont les plus élevés et les moins compétitifs. Heureusement que la productivité des salariés du privé compense tout cela et que la France reste à la pointe dans un certain nombre de secteurs, sinon le pays serait en faillite depuis longtemps.
Cette confrontation fut l'une de celles où Zemmour s'est montré le plus combattif, allant jusqu'à interrompre AVM de manière répétée, alors qu'il sait souvent bien écouter son adversaire. Cette fois, vers la fin du débat, on le sent à bout d'arguments et obligé de couper AVM pour imposer son point de vue.
Pourtant, tout avait assez mal commencé pour AVM. Son discours libéral joue sur l'opposition entre le privé et le public. Si je comprends ce discours dans sa fondation, l'IFRAP, qui s'adresse au privé, je ne la comprends pas quand on veut s'adresser à tous le Français, dont un bon nombre sont fonctionnaires et qui souffrent aussi d'un Etat qui ne fait pas bien son boulot.
Mais passons au point qui a suscité tant de passion. La question est simple: est-ce que l'Etat français a recruté beaucoup de fonctionnaires parce que, faute de politique industrielle, il y a eu du chômage dans les années 1980 et que c'était une manière de réduire le chômage? (Thèse de Zemmour) Ou bien est-ce à cause du socialisme, de l'embauche de fonctionnaires que l'industrie française a perdu en compétitivité et s'est mise à licencier des travailleurs? (Thèse d'AVM).
Zemmour s'agite, mais c'est AVM qui place deux arguments massus avec lesquels Zemmour est d'accord: le passage de la retraite à 60 ans (au lieu de 65 ans) sous Mitterrand fut une erreur qui coûte de l'argent aux firmes françaises. En effet, pour financer une retraite plus tôt, il a fallu augmenter les cotisations retraites. Et comme ces cotisations font parti des coûts des entreprises, cela augmente les coûts de produire en France et cela baisse donc la compétitivité des firmes qui produisent en France. Le second point qu'elle place est la réforme des 35 heures qui ont créé le bordel et augmenté les coûts pour les entreprises. Là encore, Zemmour est obligé de lui concéder qu'elle a raison.
C'est pourtant simple, une industrie ne peut pas vivre durablement sans être compétitive, sauf à vivre aux dépens de l'Etat. Si le nucléaire français est une réussite industrielle, c'est car il produit une électricité moins onéreuse que par le gaz, le charbon ou l'éolien. Si le Minitel n'existe plus, c'est car les consommateurs préfèrent Internet. Si Airbus tient tête face à Boeing, c'est parce qu'Airbus est compétitif, pas parce que les gouvernements européens dépensent beaucoup d'argent en contrats de défense.
Or, avec 40% de fonctionnaires en plus que l'Allemagne et un poids record de l'Etat dans le PIB, un SMIC élevé... la France est le pays où les coûts salariaux sont les plus élevés et les moins compétitifs. Heureusement que la productivité des salariés du privé compense tout cela et que la France reste à la pointe dans un certain nombre de secteurs, sinon le pays serait en faillite depuis longtemps.
Tuesday, January 28, 2020
Le faux libéralisme des élites françaises
Je ne suis pas d'accord avec Emmanuel Todd sur beaucoup de choses, mais dans cette intervention, il touche juste quand il dit que les élites françaises ne sont pas libérales, même si elles le croient:
La réforme des retraites en est un parfait exemple. La plupart de ses opposants le dénoncent comme libéral et s'insurgent contre la présence de Blackrock dans quelques réunions. La présence de ce géant de l'investissement en bourse est incompréhensible, car cette réforme ne fait aucune transition vers la capitalisation, mais consacre la retraite par répartition.
En fait, le coeur de la réforme est le passage de plus de 40 caisses gérées par chaque profession à une seule caisse gérée par, je vous le donne en mille, l'Etat et sa bureaucratie issue de l'Enarchie! Bref, il n'y a rien de libéral dans cette réforme. Elle se voulait universelle et tentait de mettre fin aux régimes spéciaux (SNCF, RATP...) mais les exceptions sont si nombreuses et l'application de ces réfomes si tardive que les injustices les plus criantes vont encore perdurer pendant longtemps.
La réforme des retraites en est un parfait exemple. La plupart de ses opposants le dénoncent comme libéral et s'insurgent contre la présence de Blackrock dans quelques réunions. La présence de ce géant de l'investissement en bourse est incompréhensible, car cette réforme ne fait aucune transition vers la capitalisation, mais consacre la retraite par répartition.
En fait, le coeur de la réforme est le passage de plus de 40 caisses gérées par chaque profession à une seule caisse gérée par, je vous le donne en mille, l'Etat et sa bureaucratie issue de l'Enarchie! Bref, il n'y a rien de libéral dans cette réforme. Elle se voulait universelle et tentait de mettre fin aux régimes spéciaux (SNCF, RATP...) mais les exceptions sont si nombreuses et l'application de ces réfomes si tardive que les injustices les plus criantes vont encore perdurer pendant longtemps.
Monday, January 13, 2020
Taiwan et la Chine
Mme Tsai Ing-Wen a donc été réélue samedi avec 57% des voix. Le candidat du KMT a fait 38% (et le reste pour un ancien du KMT). Pour la plupart des journaux, c'est la victoire de la démocratie et de l'indépendance face à la Chine. C'est à croire que Taiwan compterait 38% d'électeurs à la solde de la Chine et désirant vivre sous la dictature du parti communiste!!
Comme je l'ai montré dans mon article précédent, c'est totalement faux. L'erreur politique du KMT a été d'avoir la même position, le même discours face aux électeurs que face à la Chine. En gros, il dit que République de Chine (Taiwan) est un territoire chinois et que l'unité du pays est négotiable si la Chine accepte une constitution démocratique sur le modèle de celui de Taiwan. Et tant que ce n'est pas le cas, Taiwan et la Chine doivent vivre en paix côte à côte en faisant des accords commerciaux qui soient mutuellement bénéficiaires.
Bref, le KMT n'est pas prêt à abandonner la souveraineté de l'ile au régime communiste, mais il ne veut pas se priver d'un partenaire commercial qui occupera bientôt la première place mondiale (devant les USA). La réalité est que la Chine est de plus en plus dans une position de force. Taiwan a longtemps fait un blocus de la Chine. De 1948 à 2005, il n'y avait pas de lien direct entre la Chine et Taiwan. Tous les voyageurs et les marchandises devaient transiter par Hong Kong, Macao ou un pays tiers. Ce n'est donc que très récemment que Taiwan a accepté de traiter directement avec la Chine, comme le font tous les autres pays de la planète. Ce rapprochement économique s'est surtout fait durant la présidence de M. Ma du KMT, mais Mme Tsai n'y a pas mis fin. Par contre, elle a mis les freins à une plus grande intégration économique de Taiwan et de la Chine.
Le discours du DPP aux électeurs Taiwan est très critique de la Chine et il insiste surtout sur le projet d'indépendance de l'ile (ce qui est déjà une réalité). Mais dans les faits, aujourd'hui, Mme Tsai a lancé un message de dialogue et de paix à la Chine. Bref, c'est le même message réaliste que le KMT, sauf qu'elle cherchera à réduire (un peu) les liens économiques avec la Chine, ce qui sera surtout au détriment de Taiwan, mais lui permettra de dire qu'elle est intransigeante et que le KMT est pro-Chine. En fait, l'idée libérale du KMT est que plus deux pays commercent librement, plus ils ont besoin l'un de l'autre et moins ils ont intérêt à se faire une guerre militaire.
Comme je l'ai montré dans mon article précédent, c'est totalement faux. L'erreur politique du KMT a été d'avoir la même position, le même discours face aux électeurs que face à la Chine. En gros, il dit que République de Chine (Taiwan) est un territoire chinois et que l'unité du pays est négotiable si la Chine accepte une constitution démocratique sur le modèle de celui de Taiwan. Et tant que ce n'est pas le cas, Taiwan et la Chine doivent vivre en paix côte à côte en faisant des accords commerciaux qui soient mutuellement bénéficiaires.
Bref, le KMT n'est pas prêt à abandonner la souveraineté de l'ile au régime communiste, mais il ne veut pas se priver d'un partenaire commercial qui occupera bientôt la première place mondiale (devant les USA). La réalité est que la Chine est de plus en plus dans une position de force. Taiwan a longtemps fait un blocus de la Chine. De 1948 à 2005, il n'y avait pas de lien direct entre la Chine et Taiwan. Tous les voyageurs et les marchandises devaient transiter par Hong Kong, Macao ou un pays tiers. Ce n'est donc que très récemment que Taiwan a accepté de traiter directement avec la Chine, comme le font tous les autres pays de la planète. Ce rapprochement économique s'est surtout fait durant la présidence de M. Ma du KMT, mais Mme Tsai n'y a pas mis fin. Par contre, elle a mis les freins à une plus grande intégration économique de Taiwan et de la Chine.
Le discours du DPP aux électeurs Taiwan est très critique de la Chine et il insiste surtout sur le projet d'indépendance de l'ile (ce qui est déjà une réalité). Mais dans les faits, aujourd'hui, Mme Tsai a lancé un message de dialogue et de paix à la Chine. Bref, c'est le même message réaliste que le KMT, sauf qu'elle cherchera à réduire (un peu) les liens économiques avec la Chine, ce qui sera surtout au détriment de Taiwan, mais lui permettra de dire qu'elle est intransigeante et que le KMT est pro-Chine. En fait, l'idée libérale du KMT est que plus deux pays commercent librement, plus ils ont besoin l'un de l'autre et moins ils ont intérêt à se faire une guerre militaire.
Subscribe to:
Posts (Atom)